Dans la paisible ville de Génisse, la vie du maire Jean Claude bascule le jour où il est mordu par un loup-garou. Entre raison et instinct, humanité et bête, il refuse de se soumettre à l’Alpha, le maître de la meute, et jure de le traquer jusqu’à sa destruction.
Seule Nerline, sa compagne, parvient à calmer sa rage intérieure. Mais l’apparition de Judith, une jeune femme mordue à son tour, bouleverse cet équilibre fragile. Attirée par Jean Claude, elle partage désormais avec lui une douleur et un lien que seule la nuit semble comprendre.
Tandis que la ville sombre dans la terreur, Jean Claude forme une équipe secrète pour élaborer un antidote et sauver les mordus. Trahisons, sacrifices et amours impossibles se mêlent à la lutte contre l’Alpha, dont l’ombre plane sur chacun d’eux.
Le vent soufflait doucement sur les feuillages sombres de la forêt non loin de la ville de
Génisse dans l’Etat de Rigard. Une lune pleine baignait les troncs tordus d’une lumière pâle, presque irréelle. Jean Claude ouvrit les yeux, étendu sur un tapis d’humus froid et humide. Sa tête bourdonnait. Sa mémoire vacillait. Il se redressa lentement, le souffle court, ses vêtements déchirés, le bras en sang. Une morsure. Il venait d’être mordu par une créature non indentifiable. Rigard était un pays situé au bord d’une forêt. L’une de ses villes était mystérieuse, la ville de Génisse. C’était la ville où habitait Jean Claude, mais il s’était retrouvé dans la forêt d’une manière improvisée. C’était un leader qui s’était retrouvé au mauvais endroit au mouvais moment.
Juste au-dessus du coude, des marques profondes et inhumaines. Un frisson lui parcourut l’échine. Ce n’était pas un simple animal qui l’avait mordu. Il le sentait. Quelque chose... d’étrange bouillonnait en lui. Une chaleur brûlante, anormale. Et ce hurlement lointain qui résonnait à travers les bois, presque comme un appel... C’était le début d’un cauchemar. Et il ne le savait pas encore, mais Génisse ne serait plus jamais la même. Parfois il croyait que c’était un animal. Un simple fauve errant, peut-être un chacal venu des collines du Nord. Mais plus il y pensait, moins cela faisait sens.
La morsure... Jean Claude l’avait vue. Elle avait la forme d’une mâchoire humaine. Des crocs, oui, mais agencés comme ceux d’un homme. Et puis, ces yeux rouges qui l’avaient fixé dans l’obscurité, avant qu’il ne perde connaissance. Jean Claude avait marché longtemps, chancelant, tenant son bras contre sa poitrine. Il voulait rejoindre l’hôpital central de Génisse. Mais à peine eut-il franchi les portes du district que la douleur disparut... comme si elle n’avait jamais existé. La peau était sèche. Les marques, là, avaient disparu et sont restées comme cicatrisées depuis des jours.