Palladium, dans une enquête anodine sur un jeune de bonne famille, balloté entre Annaba et Oran en passant par Béjaia, évolue dans le monde de la nuit où les plaisirs et les crimes sont les seuls maîtres.
L’agence Palladium, en mal d’affaires importantes, vivotait grâce à des recherches et filatures comme aux premiers temps de sa création.
Ces enquêtes anodines qui demandent beaucoup d’effort, mais rapportent peu d’argent, Palladium ne les acceptait que pour meubler le temps.
Palladium dépité, se demandait si cette poisse finissait par le lâcher un jour, lorsque la sonnette de la porte retentit, le tirant de ses rêveries.
– Bonjour, madame, lança Mériem à l’adresse d’une femme à la chevelure flamboyante.
– Bonjour, mademoiselle. Monsieur Palladium est-il là ?
– Oui, madame. Il va vous recevoir tout de suite.
Mériem frappa à la porte du bureau de Palladium, puis entra.
– Chef, il y a une dame qui voudrait vous voir.
– Fais là entrer.
Palladium se leva en voyant la dame. Sa chevelure rousse qui, de prime abord captait le regard, était en harmonie avec la couleur de son tailleur dont la jupe couvrant à peine les genoux, mais contrastait avec son âge qui transpirait à travers les rides de ses mains.
– Madame, veuillez prendre place, dit Palladium en lui désignant une chaise.
– Merci, monsieur Palladium.
– Je vous écoute, madame.
– Voilà, mon fils Rédha a disparu depuis plus de vingt jours.
– Quel âge a-t-il ?
– Trente-cinq ans.
– Madame, à cet âge-là le cordon ombilical est coupé depuis longtemps.