ONEIROS 122
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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A chaque nuit ses rêves, à chaque rêve son aventure. Dans de courts récits, l’auteur relate ses rêves tels qu’il les a vécus, chaque nuit, pendant quatre mois, sans souci du style, privilégiant le souvenir immédiat dès le réveil
C’est là une immersion dans un imaginaire débridé, surprenant, totalement déconnecté de la logique de la réalité.
L’auteur, retraité, vit dans le Sud Toulousain et se consacre activement à diverses associations.
Ce recueil est une invitation à voyager au fil des rêves et à se plonger dans l’océan surprenant de l’imaginaire ;
La nuit tombe, il se fait tard et je veux rentrer chez moi après une longue promenade. J’habite dans un grand bâtiment à étages, une ancienne école pour filles, juste à côté de la mairie. Je m’aperçois que ma maison est occupée par une vingtaine de gens du voyage, de tous âges, hommes, femmes et enfants. Visiblement, ils ont l’intention d’en faire un squat. Je sais que si je quitte ma maison, ils changeront les serrures, y mettront les leurs et il s’écoulera un temps fou avant que je puisse rentrer dans mes murs. Et en quel état seront-ils ?
Je leur demande en vain de quitter les lieux. J’insiste et le ton monte graduellement. Ne pouvant leur faire entendre raison, je décide d’appeler les gendarmes. Après de multiples tentatives, l’un d’eux décroche, m’écoute, me répond qu’il est seul, son collègue étant malade et que je n’avais qu’à me débrouiller tout seul. Je suis déçu par le comportement de ce gendarme. Ne sachant que faire, je songe alors à appeler les pompiers locaux, mais je constate qu’un gigantesque incendie ravage l’immeuble en face, juste à côté des bâtiments municipaux, de haut en bas. Je renonce à appeler les pompiers, ils auront certainement mieux à faire avec cet incendie que de s’occuper de mon problème.
Monsieur le curé intervient et veut faire office de médiateur. Il se tient juste à l’entrée de la maison, sur le pas de la porte face à la rue, mais, considérant que, tout compte fait, il n’est pas non plus chez lui, je le pousse dehors avec un violent coup de ventre dans son dos. Le ton monte encore et devient menaçant. Ces squatters m’affirment que je dispose d’assez de place pour loger tout le monde. Je n’en disconviens pas, mais je suis quand même chez moi et souhaite y rester. Je me rends en désespoir de cause dans un appentis en terre battue sur la gauche du bâtiment et y prends une fourche. Je les en menace et ils consentent sous la contrainte à vider enfin les lieux. J’en éprouve un grand soulagement.
Mes yeux s’ouvrent sur une tache de soleil filtrée par les volets clos. C’est la première chose que je vois. Avant, dans une époque que j’ai de la peine à imaginer maintenant, le cadre lumineux du réveil était ma première image de la journée.
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