Ces pages sont les réflexions notées au jour le jour par un vieillard enfermé en lui-même, jetant parfois un regard sur ce qui lui apparaît de la vie à travers le filtre de son esprit suranné.
La première page
A mon arrière-grand-mère, Clotilde, mariée à 19 ans, morte à 44 ans, après avoir mis au monde 8 enfants, dont seuls 3 ont survécus.
En guise de prologue, je citerai seulement 4 phrases qui me reviennent souvent en mémoire :
La première de l’un de mes professeurs, afin de rabaisser notre caquet :
« N’oubliez pas que, plus le singe monte haut, plus il montre son derrière ! »
La deuxième de Jean Paul Sartre, que je cite de mémoire :
« On naît par hasard, on vit par habitude et on meurt par oubli. »
La troisième de Voltaire, qui fait dire à son héros à la fin de l’un de ses contes, en substance ceci :
« Finalement, le mieux dans la vie, pour être heureux, est de se contenter de cultiver son jardin. »
Quant à la quatrième, elle m’échappe pour le moment, la coquine, mais dès que je la rattraperai, je vous en ferai part.
Juillet 2017 : Canicule en juin, froidure en juillet. Le petit chien romain (canicula) a laissé place à l’ourson russe et le bord de mer est devenu un petit bordel.
Sur la plage, les gens sont pour la plupart, gros, vieux et moches. Seules quelques filles élancées, jeunes et belles. La mer, quant à elle, reste verte, le ciel très bleu et le sable roux. Parfois, toutefois, le sable vire au blanc et la mer devient d’un bleu foncé, quand le ciel revêt les habits de la Vierge, son bleu tout pâle.
Né en 1935, d’un officier d’aéronavale et d’une artiste peintre, l’auteur, après avoir suivi ses parents à travers le monde, a mené une carrière d’ingénieur et d’architecte.Parallèlement il a publié sur Internet, sous le pseudonyme d’Antoine BAVE-CROULARD, une trentaine d’ouvrages : biographies...
Ces poèmes cherchent à percer les murs étriqués de l’existence et de la vie des femmes et des hommes. Ceux qui cherchent à comprendre ce qui leur arrive, n’y trouveront pas de solutions mais des interrogations difficiles, accessibles seulement aux innocents.
Dans ces poèmes, plus "noirs" que ceux des" Doux poèmes du Rien", l’auteur essaye de sonder la motivation de l’homme, face à la dictature du Temps, à la vulgarité de la Realité, aux blessures de l’intériorité et à la représentation qu’il se fait du Monde.
Un homme se retrouve un matin en garde à vue durant quatre-vingt-seize heures puis est déféré en détention provisoire durant 18 mois à la prison de Bois d’Arcy.
Il n’a jamais été condamné, pourtant dès son arrivée il se retrouve fiché au grand banditisme. (…)
S’il vous plait, ne me demandez pas comment ça va ce soir car je serai obligé de répondre que j’ai mal partout, au cou, au dos, à la tête, au poignet de chaque main et cela aurait pu être pire, je remercie le ciel, car se retrouver par terre, allongée, une (…)
Ira Chichkina de Puiff est une authentique Russe qui a déjà publié, dans son pays, un roman à succès intitulé L’Ange-Putain.
Dans ce nouvel ouvrage, elle fait renaître avec une grande originalité, ce qu’ont été les trente dernières années de la Russie. (…)