Dans l’exploit de Mamoudou, il y’a celui des médias, par la diffusion et l’analyse qu’ils en font après la diffusion du sujet. Au début un témoin filme la scène. Il la diffuse sur les réseaux sociaux...
Le sauveur est un jeune noir. Il est sans-papiers. La portée de son geste de bravoure prend une autre résonance médiatique. Mamoudou a fait abstraction de son statut en France. Il doit sauver cet enfant au péril de sa vie. Au journaliste qui lui demandait : « Vous avez l’habitude de grimper aux immeubles ? » Il lui répondit que non. Chez lui en Afrique les cases ne sont pas plus hautes de deux mètres. Quand Mamoudou sortit ce jour-là du restaurant où il se trouvait avec une connaissance pour regarder la finale de foot entre le Real de Madrid et Liverpool à cause des cris de détresse des passants, il n’a pas réfléchit un seul instant. Une voie lui disait : "Fait-le... N’hésite pas... Sauve cet enfant. Allah te fortifiera dans ton action". Des sans-papiers, il y en a des centaines et des milliers en France. Il y’a ceux qui sont visibles qu’on voit dormir sous les ponts, et d’autres prudents, qui se mélangent incognito aux autochtones. Ils sont dans l’ensemble africains. L’Afrique, leur lieu de naissance est une terre riche, mais eux le sont moins. Pauvre dans l’âme, ils pensent que leur seul survie c’est de vivre en occident. Le boom des réseaux sociaux accroit encore ce désir de migrer.