A l’époque où les Terriens du paléolithique allumaient leurs premiers feux domestiques il y a cinq-cent mille ans, le niveau technologique sur la planète Vulcain était celui des Terriens actuels. Du fait de cette antériorité, l’avenir des Terriens ressemble au passé des Vulcaniens.
Ceux-ci ont donc décidé d’aider discrètement les Terriens à franchir sans dégâts la période terriblement dangereuse qui approche à mesure qu’avancent les recherches scientifiques terriennes.
Cette histoire, où seul le prologue est complètement authentique, ne manque pourtant pas de rationalité, de logique, ni même de sentimentalité.
« Tu as vu le journal ? Je sais que tu t’intéresses un peu à l’astronomie... » Thomas, mon voisin de bistrot, tourne vers moi son journal, qu’il a ouvert dans ma direction pour que je puisse lire un titre : “une planète jusqu’à présent inconnue, détectée aux confins du système solaire”. Je lui demande : « mais qu’est-ce que les astrophysiciens – ou les journalistes – entendent par "détectée", au juste ? Les astrophysiciens l’ont-ils vue, cette nouvelle planète ? »
Thomas se plonge dans la lecture de l’article avant de me répondre : « pas encore mais ils sont certains de son existence à cause des irrégularités (ils appellent ça des “aberrations”) observées dans la trajectoire de la planète Neptune qui est jusqu’à présent considérée comme la plus extérieure du système solaire. Mais ils ne l’ont pas vue, c’est exact. Donc pas photographiée : le journal mettrait une photo, sinon.
– Ils ne pourront pas voir ni photographier cette nouvelle planète parce qu’elle n’existe pas. Mais ils sont sur la voie d’une découverte encore plus extraordinaire.
– Tu sembles très sûr de toi...?
– Oui. Ces astrophysiciens vont découvrir que les principes sur lesquels s’appuient leurs calculs depuis le XVIIe siècle ne sont pas suffisants pour tout expliquer. Ils ne le découvriront pas tout de suite parce que c’est une lourde remise en questions pour des scientifiques. Cependant c’est le début d’un énorme progrès de la connaissance.
– Comment peux-tu le savoir ? Et surtout en être si sûr ? »
« Tu as vu le journal ? Je sais que tu t’intéresses un peu à l’astronomie... » Thomas, mon voisin de bistrot, tourne vers moi son journal, qu’il a ouvert dans ma direction pour que je puisse lire un titre : “une planète jusqu’à présent inconnue, détectée aux confins du système solaire”. Je lui demande : « mais qu’est-ce que les astrophysiciens – ou les journalistes – entendent par "détectée", au juste ? Les astrophysiciens l’ont-ils vue, cette nouvelle planète ? »
Il se plonge dans la lecture de l’article avant de me répondre : « pas encore mais ils sont certains de son existence à cause des irrégularités (ils appellent ça des “aberrations”) observées dans la trajectoire de la planète Neptune qui est jusqu’à présent considérée comme la plus extérieure du système solaire. Mais ils ne l’ont pas vue, c’est exact. Donc pas photographiée : le journal mettrait une photo, sinon.
– Ils ne pourront pas voir ni photographier cette nouvelle planète parce qu’elle n’existe pas. Mais ils sont sur la voie d’une découverte encore plus extraordinaire.
– Tu sembles très sûr de toi...?
– Oui. Ces astrophysiciens vont découvrir que les principes sur lesquels s’appuient leurs calculs depuis le XVIIe siècle ne sont pas suffisants pour tout expliquer. Ils ne le découvriront pas tout de suite parce que c’est une lourde remise en questions pour des scientifiques. Cependant c’est le début d’un énorme progrès de la connaissance.
– Comment peux-tu le savoir ? Et surtout en être si sûr ? »
Avant de lui répondre, je me demande si c’est le bon moment pour me lancer dans une explication qui va lui apparaître invraisemblable. Et hop, je me lance.