Le soleil disparu lentement ce matin là, au travers de brumes épaisses, laissant de moins en moins filtrer sa chaleur salvatrice. Mon bel étang aux reflets argentés était brutalement devenu informe et gris. Les canards des étangs voisins avaient pris peu à peu et discrètement leur envol.
Et l’inquiétude grandit.
Chacun en nous, nous le sentions. Nous avions pris l’habitude de respirer cet air, chargé d’on ne savait quoi d’irrationnel et d’électrique.
L’angoisse vint à nous.
Nous savions déjà ce que nous devions faire : cesser nos activités, rentrer chez nous, fermer portes et fenêtres, nous cacher sous terre et tenir contre nous ceux que nous aimions.
Tout ça, c’est la faute d’une légende du coin...