" Je me suis régalé en découvrant une autre facette de votre talent. Avec La langue des oiseaux où vous faites parler les mots en allant découvrir avec la loupe d’autres significations, en faisant chanter les mots d’une façon bien différente que le sens premier donné par les dictionnaires : véritable prouesse ! Et puis vous savez passer de la traduction des textes bibliques aux histoires de Tartarin de Tarascon ! Vos contes sont différents de ce que vous avez déjà écrit. Ils sont la preuve de la variété et de l’étendue de votre talent. Vous pouvez être véritablement qualifié d’écrivain d’elèi ! À bientôt, l’Artiste ! " (Extraits d’une lettre de Jean-Bernard Plantevin, chanteur, compositeur et interprète provençal)
Lorsque j’avais six ans j’ai vu, une fois, une magnifique image, dans un livre sur la Forêt Vierge qui s’appelait « Histoires Vécues ». Ça représentait un serpent boa qui avalait un fauve. Voilà la copie du dessin.
Quouro manjave dins mi sièis annado ai vist, un cop, un ufanous image, dins un libre sus la Fourèst Vierge que ié disien « Istòri Viscudo ». Retrasié uno serp boa que goulavo uno bestiasso fèro. Vaqui la còpi dóu dessin.
On disait dans le livre : « Les serpents boas avalent leur proie tout entière, sans la mâcher. Ensuite ils ne peuvent plus bouger et ils dorment pendant les six mois de leur digestion. »
Disien dins lou libre : « Li serpatas boa goulon sa predo tout en un cop sènso la mastega. Pièi, podon plus boulega e fan peta la narro pendènt li sièis mes de sa digestioun. »
J’ai alors beaucoup réfléchi sur les aventures de la jungle et, à mon tour, j’ai réussi, avec un crayon de couleur, à tracer mon premier dessin. Mon dessin numéro 1. Il était comme ça :
Alor me siéu fa peta li ciéucle en chifrant sus lis aventuro de la junglo ; pièi, urous de viéure coume la cigalo, ai traça emé un craioun de coulour, moun proumié dessin. Moun dessin numerò 1 que vaqui :