« Je me suis régalé en découvrant une autre facette de votre talent. Avec La langue des oiseaux (aux éditions Édilivre) où vous faites parler les mots en allant découvrir avec la loupe d’autres significations, en faisant chanter les mots d’une façon bien différente que le sens premier donné par les dictionnaires : véritable prouesse !
Et puis vous savez passer de la traduction des textes bibliques aux histoires de Tartarin de Tarascon !
Vos contes sont différents de ce que vous avez déjà écrit. Ils sont la preuve de la variété et de l’étendue de votre talent. Vous pouvez être véritablement qualifié d’écrivain d’elèi !
À bientôt l’Artiste ! »
(Extraits d’une lettre de Jean-Bernard Plantevin, chanteur, compositeur et interprète provençal)
Il était une fois Pescadou le pêcheur et Cassaire le chasseur…
Les deux amis parlent de leurs exploits.
Pescadou : Fan de chichourlo ! Je viens de vivre une aventure incroyable.
Cassaire : J’ai l’habitude. Tu es aussi farceur qu’un chat de bois. Tu as la réputation de faire voir des étoiles en plein jour (de faire croire des choses impossibles).
Pescadou : Un énorme poisson a mordu à mon hameçon. Il était énorme et tellement puissant qu’il m’a emporté dans l’eau. J’ai réussi à monter sur son dos. Il était comme un taureau de Camargue.
Cassaire : Rien que ça ! Il y a le poisson-chat, et maintenant Monsieur Pescadou nous invente le poisson-taureau !
Pescadou : Le requin-taureau existe bien.
Mais mon poisson est unique.
Cassaire : Il sort de ton imagination. Tu essayes de me faire boire à la courge (de me faire mordre à l’hameçon, de te moquer de moi).
Pescadou : Je t’assure que j’étais assis sur son dos et qu’il voulait me désarçonner.
Cassaire : On est en plein rodéo marin !