Le Chameau errant
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Si vous croisez dans le désert un chameau, regardez-bien, il vous dira que sa vie est compliquée et pénible.
Un jour, un chameau errant dans le désert chantait, bla, bla, bla, mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs, oh, oh ! ce serait le bonheur ! Holà ! Bon sang ! Mais il n’y a personne dans le coin ? Moi, ça m’est égal, j’ai l’habitude de la solitude ! Je traîne mes sabots… Mais, sont-ce réellement des sabots ? Non ! Plutôt des sortes de coussins durs greffés au bout de mes pattes. Ils sont laids, mais efficaces, surtout quand il fait chaud, surtout dans le désert, c’est adapté au sable ; c’est pareil pour mon poitrail, j’ai une espèce de galette dure qui m’empêche de tomber quand je dors. La nature est bien faite !
Bon, où en étais-je ? Ah oui, bla, bla, bla ! ce serait le bonheur ! Le bonheur d’être bien accompagné. Accompagné, tu parles ! Je suis le chameau solitaire récemment abandonné pour cause de décès. J’erre dans le désert depuis que cet imbécile de Maure m’avait chargé comme un mulet avec cette saloperie de sel, avant de disparaître à jamais. J’aime le sel ! Je l’aime bien en temps normal, mais là ! Quand même ! Cette espèce de bourricot ! Mon maître, il est mort de soif, tu parles. Un vendeur de sel ! Il voulait me saigner ce taré ! Je me suis cavalé, je ne suis pas fou, moi !
Le Père Noël rendrait-il visite au petit Frédéric ? Tout avait commencé à la fin novembre, lorsque Giselle, sa Maman, lui avait annoncé que le soir de Noël, viendrait un grand homme. Elle lui avait aussi parlé de la Saint Nicolas, qu’on fêtait le six (…)
Chaque jour je me repais... Je me repais de son odeur qui évoque un mélange subtil de fragrances printanières... Je me repais des caresses de sa peau, douce et chaude comme un soleil d’été... Je me repais du cristal de sa voix, pure et rafraîchissante (…)
Un mois s’est écoulé depuis cette nuit où j’ai scellé ma vie en la rencontrant.