Le Chameau errant
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Si vous croisez dans le désert un chameau, regardez-bien, il vous dira que sa vie est compliquée et pénible.
Un jour, un chameau errant dans le désert chantait, bla, bla, bla, mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs, oh, oh ! ce serait le bonheur ! Holà ! Bon sang ! Mais il n’y a personne dans le coin ? Moi, ça m’est égal, j’ai l’habitude de la solitude ! Je traîne mes sabots… Mais, sont-ce réellement des sabots ? Non ! Plutôt des sortes de coussins durs greffés au bout de mes pattes. Ils sont laids, mais efficaces, surtout quand il fait chaud, surtout dans le désert, c’est adapté au sable ; c’est pareil pour mon poitrail, j’ai une espèce de galette dure qui m’empêche de tomber quand je dors. La nature est bien faite !
Bon, où en étais-je ? Ah oui, bla, bla, bla ! ce serait le bonheur ! Le bonheur d’être bien accompagné. Accompagné, tu parles ! Je suis le chameau solitaire récemment abandonné pour cause de décès. J’erre dans le désert depuis que cet imbécile de Maure m’avait chargé comme un mulet avec cette saloperie de sel, avant de disparaître à jamais. J’aime le sel ! Je l’aime bien en temps normal, mais là ! Quand même ! Cette espèce de bourricot ! Mon maître, il est mort de soif, tu parles. Un vendeur de sel ! Il voulait me saigner ce taré ! Je me suis cavalé, je ne suis pas fou, moi !
Te voilà assis devant l’écran de ton ordinateur, lumière errante du nouveau siècle obéissant à l’index tout en asservissant l’œil cerné de nuits blanches. Rechercher sans boussole nous entraîne parfois jusqu’aux chants de sirènes hypnotiques...
L ’air était froid, calme et pur. Les pavés dormaient, ils avaient quitté leur alerte quotidienne ; parce que, savaient-ils, le matin d’un jour férié ne connaissait par ici qu’une très faible affluence piétonne, si bien que sur la place, chacun d’entre (…)
Rennes, la nuit. Le sommet de la plus grande des tours. Une ombre assise sur le rebord. Elle regarde la ville. Cette ombre, c’est moi, le Vigil. Je suis le héros, le protecteur de la ville, le dernier rempart contre le crime. Pourquoi moi ? C’est comme (…)