Thème : Fantastique ✨ #Noël999 : 15 jours pour vous dire merci.

La quatrième de couverture

Dans les ombres brumeuses de Trieste, en 1892, le docteur Emil Schwarz pénètre les secrets de la Pension von Werg Stein. Médecin alerte et rationaliste, il se croit prêt à affronter le silence pesant de cette antique bâtisse, dont la seule réputation suffit à glacer le sang. Il est ici pour observer, pour percer le voile d’une atmosphère qui, certaines nuits, se déforme et se tord.

Mais ce que le Dr Schwarz découvrira dépasse l’entendement scientifique. Derrière la façade délavée, les murmures du passé et les échos du présent s’entremêlent, tissant une réalité où la lumière, les ombres, les vibrations et les parfums fusionnent en un phénomène indicible. Chaque sens est mis à l’épreuve, chaque perception brouillée dans une expérience qui n’appartient qu’à ceux qui l’ont vécue.

Entre journal d’investigation et récit halluciné, "La Pension von Werg Stein" est un roman fantastique qui explore les frontières de la raison et les vertiges du surnaturel. Une histoire où le paranormal ne s’élucide pas, mais se ressent, laissant sur l’âme une empreinte mystérieuse et profonde. Une fois ses pages refermées, vous n’aurez qu’une certitude : il y a des secrets qu’il ne faut jamais oublier.

La première page

Chapitre I – Le journal d’Emil Schwarz (Trieste, 18 novembre 1892)
Extrait du journal du Dr Emil Schwarz — Document retrouvé parmi les papiers non classés de l’Institut Médico-Psychologique de Vienne —
Il est dix heures du soir. Le vent du port monte jusque dans les collines, chargé de brume salée et d’un froid qui ne vient pas seulement de la mer. Je suis arrivé à Trieste ce matin, à la première heure, dans un train aux vitres ternies, fatigué, mais en alerte. On m’attendait.
Le fiacre m’a conduit à la Pension von Werg Stein, comme convenu. L’endroit est situé à l’écart, au bout d’une allée de cyprès tordus par les années. La bâtisse semble avoir été noble jadis — haute façade d’un ocre délavé, persiennes closes, corniches rongées. L’enseigne pendait à moitié, griffonnée en lettres dorées effacées : « Villa Lumnia ».
Madame von Werg m’a reçu elle-même. Une femme d’un certain âge, altière, tout en noir, sans bijoux. Sa voix est lente, comme si elle parlait depuis un autre siècle. Elle ne m’a pas demandé les raisons de ma venue, comme convenu avec mon contact viennois. Il existe entre elle et moi un taciturne contrat : je suis ici comme pensionnaire, mais je n’observerai pas seulement les murs.
Car si la pension est paisible le jour, il paraît que certaines nuits… les choses changent.
Il y aurait, selon mon informateur — un collègue de Graz, retiré du monde —, des cas nocturnes de comportements erratiques, d’inversion de mémoire, de manifestations langagières inexpliquées. Les pensionnaires, pourtant sains d’esprit, seraient parfois saisis de crises soudaines, sans souvenir au réveil, comme s’ils avaient, pour quelques heures, quitté leur propre personne.
Je n’ai rien vu, pour l’instant. Mais j’ai noté.

Biographie de ZIED SMAT

Nom : SMAT Prénom : ZIED Statut : Chercheur Diplôme : Doctorat en littérature française Etudes et centres d’intérêt : Le style de Marcel Proust Les techniques de l’intertextualité L’intelligence émotionnelle : théories et pratiques scientifiques et pédagogiques

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Que lire après : La pension von Werg Stein

Les lettres écarlates 1 : Des vagues dans l'âme

Les lettres écarlates 1 : Des vagues dans l’âme

Erwan Lanceleur, banlieusard de gauche, croise le chemin de Corentin, bobo et propriétaire d’une galerie d’art, sur Paris. Celui-ci va alors lancer la carrière artistique du jeune homme et le séduire. Rapidement, ils emménagent ensemble mais Erwan a, au (…)

La gaffe

La gaffe

Le type n’avait pas opposé une résistance très glorieuse. Bien sur, pour jouer au martyre, il s’était d’abord obstiné dans un original mutisme. Mais le fait de se voir en deux morceaux, ça rend loquace. Je lui ai tranché l’auriculaire, je lui ai posé la (…)

Sa robe de pourpre au soleil

Etouffés par la brume, les sons étaient à peine audibles. Etait-ce de la joie ou bien de la peine ? Non, seulement de la terreur. Le soleil s’était presque totalement éclipsé derrière les crocs de la montagne, surmontés d’un filament orange. Un crépuscule (…)