La maison Tohu-Bohu
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Ce récit amusant est, en quelque sorte, l’ancêtre du célèbre Toy Story.
Il met en scène deux maisons de poupées et leurs habitants, ainsi que la petite fille, quelque peu superficielle et négligente, qui en est la propriétaire…
Quand elle se voit offrir le somptueux et moderne Château-Neuf, la petite Romaine délaisse sa vieille maison de poupées, qui se retrouve reléguée, solitaire, dans un recoin de la chambre. Surnommée la maison Tohu-Bohu, le vieux jouet est désormais ignoré… Et pourtant, une famille de poupées continue d’y vivre heureuse, dans la joie et la bonne humeur. Les soucis ne sont cependant pas bien loin, et tout ce petit monde bruyant et gai, va se trouver menacé…
Ce joli conte, pourvu de nombreuses illustrations classiques, plaira, je pense, aux enfants, garçons ou filles, qui aiment l’idée que leurs jouets continuent à vivre des aventures en l’absence de leurs propriétaires. Il délivre en outre un message de vie intemporel : même s’ils ne viennent pas à bout de toutes les difficultés, la bonne humeur, l’entraide et l’optimisme sont d’une grande aide, et doivent être cultivés, en toutes circonstances !
Il s’agit ici de la première traduction en français d’un conte de fées initialement publié en 1906, par la poétesse britannique Frances Hodgson Burnett.
La maison Tohu-Bohu venait d’être reléguée dans un coin de la chambre de Romaine. Et pas dans le meilleur coin ! Dans celui qui se trouvait derrière la porte : un vrai quartier mal famé !
La maison avait été poussée là pour ne pas encombrer le passage, lorsqu’on avait apporté le Château-Neuf, le jour de l’anniversaire de Romaine. Dès qu’elle avait posé le regard sur le Château-Neuf, la fillette n’avait plus du tout aimé la maison Tohu-Bohu. Elle lui faisait même un petit peu honte. Elle s’était dit que le recoin derrière la porte était bien suffisant pour abriter une maison de poupées aussi vieille et décrépite que Tohu-Bohu, alors qu’elle possédait désormais une belle et grande maison neuve, construite à la manière d’un château, et meublée comme tel. Il y avait à l’intérieur, des chaises, des tables, des tapis, des rideaux, des bibelots, des tableaux, des lits, des baignoires, des lampes et d’élégantes bibliothèques, un heurtoir sur la porte d’entrée, et même, sur l’arrière, une étable avec une charrette tirée par un poney.
Dès que Romaine l’avait vu, elle s’était écriée :
« Oh ! Quel beau château de poupées ! Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire
de la vieille maison Tohu-Bohu, maintenant ? Elle est trop miteuse et démodée pour être placée à côté du nouveau château ! »
En réalité, c’est ce jour-là que la vieille maison de poupées avait été baptisée. Avant, on l’avait toujours appelée « la maison de poupées ». Mais après, une fois qu’elle eût été repoussée dans le quartier démodé qui se trouvait derrière la porte, on l’appela « la maison Tohu-Bohu ». Et ce nom lui resta.
Bien entendu, le Château-Neuf en imposait ! Il venait juste d’être acheté, et comportait toutes les améliorations modernes, alors que la maison Tohu-Bohu était aussi désuète qu’il était possible à une vieille bicoque de l’être. Elle avait appartenu à la grand-mère de Romaine, et avait été fabriquée à une époque où peu de gens possédaient seulement le téléphone, et où il n’était pas d’usage d’équiper de lumières électriques les maisons de poupées, même celles qui appartenaient à des princesses.
Un loir cherche une nouvelle maison, son chemin va croiser celui d’une vieille femme qui va le conduire à l’arbre au pic vert.
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