L’ombre de papa
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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"En fin de journée, papa et moi marchons dos au soleil, déjà bas. Il nous fait des ombres démesurées sur le chemin. Bras immense, longues jambes fines. Je suis un elfe, un lutin. Mon ombre court, celle de papa la rattrape. Il ouvre les bras et m’enserre. Nous ne formons plus qu’une seule ombre à quatre bras..."
Laissez-vous entraîner sur les chemins d’autrefois pour suivre les pas, parfois chaotiques, d’une fillette enjouée, imaginative, et un peu rebelle. Transplantée de sa Gascogne natale à la ville, elle y grandira, tandis que le pays se relève des années d’occupation.
Et puis il y eut la déchirure…
Le temps des semelles de bois
– Ouinnnn !
– Zut, une panne, ils coupent le courant quand ça leur chante.
– C’est normal, c’est minuit passé.
– Allumez la bougie, vite !
– Et les allumettes ? Où elles sont les allumettes ?
– C’est une belle fille !
– Macarel !
Papa Pierre descend les escaliers quatre à quatre pour chercher la lampe à pétrole, tandis que se déplient mes alvéoles au bon air de ce coin de Gascogne, petite maison de pierres blanches en zone libre. J’ai eu de la chance, j’aurais pu débarquer en Alsace, bottes allemandes devant ma porte ou chez les Russes à me geler les pieds. Ici, ils sont bien au chaud dans des chaussons en laine de récupération. S’ils sont bleus, c’est parce qu’on attendait Jean-Pierre, le dossard Y qui a traîné la patte, tant pis pour lui.
AFIF MON FRERE est le compte rendu à bâtons rompus d’un pèlerinage en Terre Sainte que nous avons effectué, mon épouse et moi-même, du 10 au 20 mai 2011. AFIF est le prénom du chauffeur arabe qui a conduit notre autocar de pèlerins sur les routes d’Israël (…)
En 1955, il a douze ans, lorsqu’il entre au Petit Séminaire de Quintin en Bretagne. Le retour à la maison se fait seulement pendant les vacances de Noël et de Pâques. Les lettres hebdomadaires sont les seuls moyens de communiquer avec les parents.
Après 34 ans de maladie, je suis encore là avec mes joies et mes peines… Bien sûr, je serre les fesses, je serre les poings, je serre tout ce que peux serrer pour arriver peut-être à 49 ans de maladie et pourquoi pas plus…
8 avril 2020, par M christine
J’ai adoré j’aime ces lectures qui donne sans le vouloir des leçons de vie merci beaucoup 😊
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12 août 2018, par vignaux
J ai pu retrouver l ambiance de mon enfance . Ce fut un pur delice merci
^ 13 août 2018, par Claudette Gilard
Merci M. Vignaux d’avoir partagé mes souvenirs d’un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaitre ! Bien amicalement
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