L’Enfant perdu et autres histoires

Jacques de Loris (Auteur)

Publié le 7 décembre 2017

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Thème : Littérature

 Le mot de Jacques de Loris pour L’Enfant perdu et autres histoires

L’Enfant perdu et autres histoires

Récits de Noël
« Ce matin-là, qui était la veille de Noël, deux événements d’importance eurent lieu simultanément. Le soleil se leva, et M. Jean-Baptiste Godefroy aussi… Par exemple, le réveil de ces deux puissants seigneurs fut tout à fait différent. Le bon vieux soleil, lui, commença par faire une foule de choses charmantes… Il répandit, avec la plus impartiale bienveillance, ses rayons sans chaleur, mais joyeux, sur tous les humbles passants que la nécessité de gagner leur vie forçait à être dehors de si bonne heure… M. Jean-Baptiste Godefroy, au contraire, eut un réveil assez maussade. Il avait assisté, la veille, chez le ministre de l’agriculture, à un dîner encombré de truffes, depuis le relevé du potage jusqu’à la salade, et son estomac de quarante-sept ans éprouvait la brûlante morsure du pyrosis… »

Code ISBN : 978-2-490135-01-1  

Quatrième de couverture :

CE matin-là, qui était la veille de Noël, deux événements d’importance eurent lieu simultanément. Le soleil se leva, — et M. Jean-Baptiste Godefroy aussi.
Sans doute, le soleil, — au cœur de l’hiver, après quinze jours de brume et de ciel gris, quand, par bonheur, le vent passe au nord-est et ramène le temps sec et clair, — le soleil, inondant tout à coup de lumière le Paris matinal, est un vieux camarade que chacun revoit avec plaisir. Il est d’ailleurs un personnage considérable. Jadis, il a été dieu ; il s’est appelé Osiris, Apollon, est-ce que je sais ? et il n’y a pas deux siècles qu’il régnait en France, sous le nom de Louis XIV. Mais M. Jean-Baptiste Godefroy, financier richissime, directeur du Comptoir général de crédit, administrateur de plusieurs grandes compagnies, député et membre du Conseil général de l’Eure, officier de la Légion d’honneur, etc., etc., n’était pas non plus un homme à dédaigner. Et puis l’opinion que le soleil peut avoir sur son propre compte n’est certainement pas plus flatteuse que celle que M. Jean-Baptiste Godefroy avait de lui-même. Nous sommes donc autorisés à dire que, le matin en question, vers huit heures moins le quart, le soleil et M. Jean-Baptiste Godefroy se levèrent.

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