Effet de drogue
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Je restais allongé sur le lit, contemplant le plafond, d’un air macabre. J’avais l’impression que deux petits yeux me fixaient distinctement et sans relâche, qu’ils me persécutaient. J’avais l’impression que mon crâne se creusait, que quelque chose me dévorait la chair. J’entendais un grincement qui frappait dans mon cerveau, sûrement le frottement de mes os entre eux ou bien la bestiole qui me dévorait de l’intérieur.
Mais quel était cet édifice de fer blanc sur mon étagère en face de mes yeux, que me voulait-il ?
Je devenais psychopathe, je me sentais agressé par une tour de cannettes que je collectionnais depuis mon plus jeune age.
J’ai jeté un coussin en plein dans cette tour d’acier, toutes les cannettes s’effondrèrent d’un seul coup.
Non, seulement une resta en place.
Une cannette était toujours debout, pourquoi était-elle encore là ?
Pourquoi ne s’est-elle pas effondrée comme les autres ?
Tout un coup, elle se mit à pleurer, pourquoi pleurait-elle ? Se sentait-elle seul car elle n’avait plus d’autres canettes avec qui se reproduire ?
Je ne savais pas, ou tout simplement était-elle rassurer d’avoir échapper à mon coussin tueur. Pourquoi ne l’avait-il pas atteinte, cette cannette, cet imbécile, serait-il trop faible ?
Je refixais le plafond de mon regard vide et sans expression.
Bientôt, je sentis que j’allais descendre la pente que j’avais mis du temps à monter.
La chute que je faisais était libre et sans parachute. La même que tous les drogués se prennent en pleine gueule, à chaque fois, en plein trip. La ressemblance avec ces éléphants du moyen age qui écrasaient ses condamnés à morts, était flagrante...
en cours de rédaction
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Recueil de Nouvelles qui aborde l’amour, le couple et la vie avec légèreté et subtilité. Margie, assise sur une chaise, se démaquille devant le miroir de son dressing. Son mari, Axel, gesticule dans son lit en faisant des gestes brusques. — Tu m’as (…)
2 février 2007, par Daniel Fattore
Une lecture qui a le mérite d’être brève et relativement efficace. La fin semble appeler une suite, et laisse l’impression de ne rien résoudre du bad trip du narrateur. Et sans doute aurait-on pu creuser davantage encore, justement, le côté psychédélique de la chose. Mais le départ est bon. A creuser donc ?
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