Un "digest" d’articles publiés entre 2014 et 2019, sur les colonnes d’un journal qui a été la première cible du régime de Bouteflika. Aujourd’hui, il parait sous sa forme électronique, mais dont le contenu est toujours dans l’ordre de la tradition de son fondateur, Mohamed Benchicou. Ecrire sur Le Matin, c’est dire son refus du conformisme et de ne jamais être une plume soumise aux pensées des constantes inertes, ne vivant que pour un précepte, celui "d’avancer en arrière".
Il fallait dire des choses et dans la tradition de l’"école" d’Alger-Républicain", dont Le Matin est issu.
Le 16 janvier 1965, Noureddine Zenine, membre du Comité Exécutif de l’UNEA, donnait une conférence à l’École Polytechnique d’El-Harrach, sous le thème "Que donne la Charte d’Alger à l’Algérie ?” C’EST ce que rapportait le premier quotidien national du soir, Alger Ce-soir du 17/1/1965 dans sa troisième page.
Le futur rédacteur en chef de la version française de l’organe central du Parti de l’Avant- Garde socialiste, Saout Chaab, ignorait qu’une dérive politique se préparait par la bureaucratie dirigiste du FLN-ALN. Le coup d’Etat s’établissant à l’ombre du tournage de La Bataille d’Alger, Noureddine Zenine se retrouve en prison avec ses camarades de l’UNEA historique. Pour cet officier de l’ALN, l’acte du colonel Boumediene était des plus graves.