Contre l’Artificiel, c’est être contre les hommes usant du progrès dans le but de nous asservir.
Alors, luttons, quel qu’en soit le coût même si c’est au prix de la solitude.
À présent, que nous reste-t-il ? Il nous reste les mots.
Ils ont le pouvoir des branches du peuplier, seul résistant face à la tempête.
Rassemblons-nous et prenons le temps de créer notre liberté.
"Nous nous armons par l’amour, par les nuits d’ivresse dans les bras des corps gorgés d’étincelles.
Nous nous réveillons au levé du jour ou de la nuit
et nous retrouvons la raison que nous avons perdu dans nos luttes.
Puis, nous revenons nous armer encore, lors de nos nuits, nos nuits d’amour."
Elle est là et elle se glisse dans l’omniscience qu’elle incarne, elle lui apprends à respirer de ses paupières feutrées jusqu’à ses doigts dont les miens empruntent le souvenir.
Elle brûle, elle enflamme la terre. Elle me rend sourd et aveugle dans le foyer de ses braises.
Encore…
Encore et toujours… sans arrêt, sans détour… encore l’amour, encore mes mains sur ses contours.
Que dire d’autre…
Son regard me dérobe les mots par l’émerveillement de son essence.