Le monde sans politiciens, ultime option pour l’humanité ?
La petite fenêtre ronde de l’avion des lignes canadiennes transatlantiques me sépare du froid mortel de l’hauteur de la stratosphère. Les moteurs supersoniques ronronnent la symphonie monotone et puissante de la haute technologie qui sécurise les passagers. Dix mille mètres plus bas les paysages mystiques blancs parsemés des rondes noirs attirent toute mon attention. Nous sommes au dessus de la plate-forme du Groenland, annonce la voix venant du cockpit. L’immense royaume des vents glacials, des glaciers épais et quelques phoques et ours polaires. Ma fille de dix ans dort paisiblement à mes cotées, profondément enfoncée dans le siège confortable. Je me félicite de ma situation. J’ai réussi définitivement, après plusieurs tentatives infructueuses, déjouer la vigilance des bourreaux communistes et traverser le Rideau de fer supposé impénétrable et infranchissable pour des idées pourrîtes de l’enfer capitaliste. Finalement voilà bientôt je vais atterrir dans le monde libre, dans le paradis tant convoité, le monde riche plein des objets matériels que moi et mes congénères tant rêvaient posséder.
4 mai 2018, par nabilo
Trop de fautes dans ce livre .Dommage