Vous embarquez et lisez ce récit à vos risques et périls. Munissez-vous de votre titre de transport et de votre sens de l’humour.
Une histoire SM, sadique et satirique, fantastique, ironique et onirique.
Tranquillement adossé à un groupement de barres verticales, Benoît regarde nonchalamment le wagon du métro se remplir. Une magnifique brune en jean serré s’assied presque en face de lui et croise ses jambes, comme une invitation à regarder le tissu qui la moule, en suggérant des formes harmonieuses. Le genou surélevé se continue par l’évasement des cuisses jusqu’aux hanches, puis le resserrement vers la taille. Les plis de la toile soulignent les contraintes que le corps de la brune impose à son pantalon. Un corps manifestement bien fait, quasiment idéal. Le tee shirt ample, laisse néanmoins deviner les bonnets du soutien-gorge qui supportent une poitrine fière. Benoît est satisfait, il va pouvoir s’abandonner quelques minutes à la contemplation de cette œuvre d’art, pour lui, éphémère. Déjà il sent son désir en éveil.
Une fille en abaya sombre et portant un voile religieux vient lui masquer sa sculpture, Benoît enrage et maudit l’humaine sous ces habits. La pression se fait toujours sentir à la porte du wagon et la fille en abaya bouge, cherche sa place, se retourne, ses yeux croisent ceux de Benoît, s’y arrêtent un instant, comme si elle avait perçu les pensées. Benoît y lit une tristesse désolée de ne pas plaire à tout le monde. La fille a un beau visage et des joues bien pleines, des yeux maquillés au khôl, et un voile d’étoffe précieuse. Elle va se placer debout à la gauche de l’œuvre d’art, en laissant un espace libre pour la circulation vers le couloir. Finalement Benoît la trouve jolie. Dans la manœuvre de recherche de place, il a remarqué que l’abaya n’en est pas une, mais un vêtement en deux parties, très élégant, et il pense.
La bière sans alcool, le Canada Dry de l’abaya. Soit il s’agit d’une activiste rusée, soit il s’agit d’une soumise masochiste et son sadique de maître l’oblige à circuler dans le métro, ainsi attifée pour subir l’humiliation des regards masculins.
Il aurait presque pitié de cette fille au joli minois, il la regarde encore, les joues pleines lui confirment qu’elle doit être bien en chair.
Pour peu qu’elle mette du rouge à lèvre, intensifie le fond de teint, ajoute des faux cils.
Elle le regarde aussi puis baisse les yeux. Il porte maintenant son attention sur la poitrine, celle-ci est en effet volumineuse, bien camouflée sous l’abaya.
4 mai, par Jean
Bonjour Samia,
J’ai adoré la première partie de votre ouvrage. Votre maîtrise rédactionnelle, que je vous envie, est telle que, malgré l’étrangeté de l’intrigue on a envie d’y croire.
Pour moi, la deuxième partie va trop loin dans le délire, j’ai moins accroché.
La réflexion que vous nous apportez sur le pouvoir des réseaux sociaux n’en est pas moins forte et d’actualité.
Je vous remercie d’avoir partagé cette œuvre.
Au plaisir de vous lire de nouveau,
Jean, admiratif.
^ 20 mai, par Samia M’Bodong
Bonjour Samia,
J’ai adoré la première partie de votre ouvrage. Votre maîtrise rédactionnelle, que je vous envie, est telle que, malgré l’étrangeté de l’intrigue on a envie d’y croire.
Pour moi, la deuxième partie va trop loin dans le délire, j’ai moins accroché.
La réflexion que vous nous apportez sur le pouvoir des réseaux sociaux n’en est pas moins forte et d’actualité.
Je vous remercie d’avoir partagé cette œuvre.
Au plaisir de vous lire de nouveau,
Jean, admiratif.
Bonjour Jean,
Un grand merci pour ce beau commentaire élogieux.
En effet en deuxième partie le délire va loin. Ce récit est aussi une satire des satyres qui nous gouvernent.
Comment ne pas aller loin quand on connaît le délire, pour ne pas dire la psychopathie des personnes qui nous dirigent. N’oublions pas que durant la période de la Covid on nous a fait signer des auto-attestations de sortie pour aller acheter du pain ou sortir le chien ; qu’il était obligatoire de porter le masque debout au bar-restaurant mais pas assis ; qu’on a réussi à faire en sorte que les gens se soupçonnent et se détestent au sujet de leur statut vaccinal…
La réalité est tellement délirante, que je ne serais pas étonnée si nos dirigeants s’inspiraient des mesures dans ce récit. Déjà, tout ce qui est relaté sur les réseaux sociaux est en place depuis plusieurs années.
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