Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir
Voyez cette fille de campagne : que ses regards sont innocents ! que ses habits sont propres quoique unis ! N’êtes-vous pas indigné de voir la maquerelle qui n’oublie rien pour la débaucher ?
Journal intime, intime sur ma vie sexuelle...
Au départ, il y a eu cette envie de dire les choses, de nous raconter dans l’intimité, de dire ce que je ressentais d’une manière cru, un peu pour surfer sur la tendance du moment, et aussi pour m’ouvrir, me donner entier sans rien, comme ça. J’ai pensé à ces lettres que l’on peut lire dans Union, ce fameux magazine pour adultes.
Mais cela n’a rien d’un livre ou d’un roman, cela ressemble beaucoup plus à des fulgurances, des instantanés de notre vie sexuelle, de mon point de vue. Car il est sûr que pour Marion, les souvenirs d’amour sont totalement différents.
Pour la question du style, il ne faut pas y penser. C’est écrit d’une manière spontanée comme un acte en soi. Ces quelques notes ne sont faites que pour Marion mon amour, un point c‘est tout, pour lui donner envie. En écrivant ces mots, je n’ai pensé qu’à elle, tout simplement.
Voyez cette fille de campagne : que ses regards sont innocents ! que ses habits sont propres quoique unis ! N’êtes-vous pas indigné de voir la maquerelle qui n’oublie rien pour la débaucher ?
Agencer des mots sensuels pour enlacer deux corps dans un récit érotique, voilà mon défi de l’écriture.L’après-midi était torride. De la plage montaient les cris des enfants qui se baignaient dans de grandes gesticulations. L’odeur des crèmes à bronzer (…)
C’est l’histoire d’une femme assoiffée de rencontrer l’amour mais qui va se prendre au piège par des principes qu’elle-même se serait fixée. Clémentine à vingt huit ans. Elle est une femme qui n’a réellement jamais fantasmée sur le sexe.