Vita, ma ville !
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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À Vita, ville meurtrie par la guerre, une femme lutte pour survivre, hantée par la perte de son mari et de son fils. Ses souvenirs, enfermés dans une boîte de « pandore », sont la seule chose qui la relie à son passé. Mais lorsque l’espoir de retrouver son mari renaît, elle doit faire face à ses démons et à une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie. Oublier son passé, est-ce mentir aux autres ou à soi-même ? Dans un monde où la méfiance règne et où la survie est un combat quotidien, sa quête de vérité la mènera-t-elle à la rédemption ou à la mort ?
– Je ne peux pas raconter d’où je viens j’ai tout oublié. Avais-je répondu sur la défensive.
– Euh… Excusez-moi ! j’ai encore deux chambres à nettoyer, j’y vais. Ajoute-je comme pour justifier ma réticence .
Qu’est-ce que je détestais les pauses au travail, me dis-je en m’éloignant calmement du groupe. Est-ce qu’oublier son passé c’est mentir ? c’est mentir aux autres ou à soi-même ? cette réflexion apparut dans ma tête alors que je sortais de l’hôpital après une journée fatigante, insipide et vide de sens que les précédentes.
Je vivais à moins de dix minutes de l’hôpital où je travaillais, un détail qui ne me déplaisait pas car je savais qu’après quelques pas de marche dans cette rue beaucoup trop brouillant à mon goût, je retrouverais le silence et la solitude de ma maison de 6m2.
Je parle d’une maison mais ça n’avait rien à voir, la pièce , ressemblait plus à un cagibi, où j’avais l’impression d’étouffer chaque minute. Les mûrs étaient faits des planches noires disjointes, vieillis par le temps. Le toit affaissé, me donnait l’impression qu’au moindre coup de vent violent il s’abattrait sur moi. Une odeur de moisissure et de déchéance s’en échappait car la seule petite fenêtre dans la pièce était recouverte par des vieux cartons et ne suffisait pas pour aérer la maison.
Après plusieurs essaies, j’avais enfin réussi à introduire la clé dans la serrure rouillée. J’avais eu du mal, car je tremblais de froid ou peut être de faim je ne sais pas. Je finis par pousser la porte avant de la refermer derrière, pour finalement m’allonger sur le seul meuble qu’il y avait en plein milieu, mon lit.
Il faisait froid ce soir-là , je tremblais et manquais réellement de force. Je m’étais allongé sur mon lit. Je fixais le toit percé d’un petit trou au milieu, qui laissait passé une faible lumière grise de la lune . Je me mis à repenser à la discussion de ce midi avec mes collègues avec qui je travaillais depuis plusieurs mois et qui voulaient savoir d’où je venais.
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