Un amour de YOSR
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Un amour de Yosr : vingt ans entre passion et savoir.
À travers le récit poignant d’un jeune homme originaire de Gafsa, ce roman trace le parcours d’une vie consacrée à la quête du savoir, à la résilience et à l’amour platonique. De la chaleur étouffante du foyer familial aux nuits studieuses de la capitale, entre espoirs tenaces et désillusions profondes, Zied nous plonge dans les méandres d’une existence où chaque obstacle devient une leçon, chaque rencontre une source d’inspiration.
Porté par une écriture lyrique et sensible, ce récit dévoile l’intimité d’un cœur qui bat à l’unisson avec ses rêves, et l’inexorable désir de se réaliser malgré les vents contraires. Une histoire d’amitié, de passion partagée, et de l’étincelle fragile qui fait naître l’amour.
Un roman d’apprentissage, d’endurance, et d’espérance, qui résonnera en chacun de nous, et nous rappelle que le véritable chemin est celui que l’on trace avec courage et
Chapitre 1 – Le départ et l’arrivée à Tunis
Le soleil du printemps baignait doucement Gafsa d’une lumière chaude, presque caressante. Les premières heures du matin tissaient une atmosphère où la poussière rouge des ruelles semblait s’envoler au rythme lent des premières brises. Ma ville natale s’éveillait dans un murmure discret : le chant lointain d’un muezzin, le claquement des portes en bois, les éclats de voix familières mêlés aux parfums âcres du marché déjà vivant.
Je restais immobile sur le seuil de la maison familiale, un modeste pavillon aux murs blanchis à la chaux, aux volets en bois bleu délavé, usés par le soleil et les vents du désert. La maison semblait retenir son souffle, comme consciente que ce matin-là, je ne reviendrais pas avant longtemps.
Autour de moi, les objets s’animaient dans ma mémoire : la chaise bancale sur laquelle je m’étais assis des milliers de fois, le tapis rugueux déroulé devant la porte, les portraits fanés accrochés au mur — surtout celui de mon grand-père, fier, moustachu, aux yeux d’acier. Tous ces détails, ancrés dans la réalité et dans mes souvenirs, composaient le décor immuable de mon enfance.
Mon père s’approcha, ses pas lourds résonnant sur la pierre usée. Ses yeux verts brillaient d’une lueur intense, mêlant fierté et tristesse. Il me prit la main, la serrant avec une force qui transmettait plus que des mots.
« Tu pars pour Tunis, mon fils. N’oublie pas que la connaissance est une arme, un refuge.
Porte le nom de la famille avec honneur. » Sa voix, grave et douce à la fois, vibrait d’émotion contenue.
Maman, dans l’ombre de la cuisine, essuyait discrètement ses yeux humides, tandis que mes frères s’agitaient, nerveux, entre impatience et mélancolie. Le poids des adieux s’installa dans la pièce, dense, palpable.
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