Sophia, une jeune fille qui a grandi dans un environnement familial violent et traumatisant. Son père, Pierre, est un homme dur et exigeant qui la bat et la critique constamment. Sophia se sent prisonnière de son propre foyer et est hantée par des cauchemars et des peurs.
Malgré tout, Sophia rêve d’un avenir meilleur. Elle se réfugie dans ses études et devient une élève brillante. Elle rencontre Enork, un ami qui la soutient et l’aide à se reconstruire.
Lorsque Sophia obtient son bac avec mention Bien, elle décide de poursuivre ses études en agronomie. Elle travaille dur pour réussir et devient agronome.
Mais Sophia doit affronter son passé et ses peurs pour trouver le bonheur et la liberté. Elle apprend à se faire confiance, à se pardonner et à aimer à nouveau. Avec l’aide de ses proches, elle réussit à surmonter ses traumatismes et à trouver la paix intérieure.
Le roman est une histoire de guérison, de résilience et de triomphe sur l’adversité. C’est un récit poignant et émouvant qui explore les thèmes de la violence familiale, de la peur, de l’amour et de la liberté.
Sophia sortait de l’école, rentrant chez elle avec une démarche lente et
crainte. Ses épaules étaient fatiguées, comme si elles portaient le poids du monde, et sa mémoire semblait avoir effacé une déclaration étrange de son professeur de mathématiques.
– Sophia, dit le professeur, c’est quoi le théorème de Pythagore ?
Avec une voix tremblante, Sophia répondit :
– Euh, cher maître, je...
Sans rien de plus, ses mots étouffés de peur, elle se mit à pleurer.
Arrivée à la maison, saluer son père, c’était comme vaincre un lion dans la forêt de
Kibale.
– Bonsoir, papa, dit Sophia, avec une peur infinie, son âme en guerre sans armes, ses larmes tombant au cœur pour fleurir son jardin de traumatismes.
Arrivée la nuit, dans sa cabane, ce fut un cauchemar. Sophia s’éleva, marchant sur ses orteils, puipps, puipps, puipps... Écoutant sans mère ; Hellaine qui parle à son père ; Pierre : "Pourquoi est-elle toujours si peureuse, elle se sentait mal à l’aise toute à l’heure ; franchement ça me frappe au cœur..."
– Pierre, silence ! J’entends les pieds d’un enfant, je vais lui rappeler que je suis son père ; quelle mauvaise habitude, de me surveiller dans ma chambre, d’écouter nos discours le soir ; franchement je vais lui punir sérieusement...