Il s’agit d’un poème qui se présente comme un tableau grand format, où la nature est présentée comme le vrai, à mon avis, élément inspirateur de la création
Anémone, je ne sais pas ce qui me pousse à vous écrire ce poème.
Ne s’agit-il pas de cette volonté, que nous ne pouvons contenir, de vouloir nous exprimer ; de cette étrange tentation, ce semblant de rêve qui, par des voies que je trouve mystérieuses, nous fait accomplir des choses auxquelles nous n’arrivons pas à donner une explication, choses que nous faisons avec cette impression du déjà accompli, du déjà vécu et qui font que l’acte présent nous apparaît comme la reproduction d’un vague souvenir ?
Je vais ainsi, Anémone, me procurer la joie de me souvenir de ce que j’ ai écrit hier, il y a de cela longtemps, fort longtemps, peut-être même avant l’invention du signe.
Je vous ai parlé du mot… Oui, Anémone, car c’est de cela et toujours de cela qu’il s’agit.
Mon grain n’est pas un grain de sel