Thème : Philosophie et spiritualité

La quatrième de couverture

Celui que nous prions parfois, pensant qu’il pourrait être Dieu, n’en est que le souvenir. Nous ne sommes que des naufragés de Dieu, agrippés au frêle radeau de notre conscience. Nous avons semble-t-il à jamais perdu la mémoire. Il nous manque l’abécédaire, la matrice, la "carte mère" qui nous permettrait de reconstituer le schéma initial et de ré-accéder aux origines.
Il nous faut non plus décoder le génome humain, mais le "génome universel". Une fois la phrase reconstituée dans sa totalité, une fois la "syntaxe cosmique" pleinement restaurée et assimilée, que nous dévoilerait un tel outil de connaissance, sinon le sens même de l’universel et de l’absolu ?

La première page

Celui que nous prions parfois, pensant qu’il pourrait être Dieu, n’en est que le souvenir. Nous ne sommes que des naufragés de Dieu agrippés au frêle radeau de notre conscience.
Nous avons semble-t-il à jamais perdu la mémoire. Il nous manque l’abécédaire, la matrice, la « carte mère » qui nous permettrait de reconstituer le schéma initial ; de ré-accéder aux origines. Il nous faut non plus décoder le génome humain, mais le « génome universel ». Une fois la phrase reconstituée dans sa totalité, une fois la syntaxe cosmique pleinement restaurée et assimilée, que nous dévoilerait un tel instrument de connaissance sinon le sens même de l’universel et de l’absolu ?
Pour reprendre la phrase de Pierre Simon de Laplace extraite de son Essai philosophique sur le fondement des probabilités, « […] Une Intelligence (ou conscience)1 qui, à un instant donné, pourrait comprendre toutes les forces qui animent la nature et la situation respective de tous les êtres qui la composent, qui pourrait, de plus, être assez vaste pour soumettre ces données à une analyse, pourrait englober, dans une même formule, les mouvements des plus grands objets de l’univers et ceux des plus légers des atomes. Pour une telle intelligence, il n’existerait rien d’incertain et le futur comme le passé s’ouvriraient à ses yeux ». Certes, mais comment une telle intelligence ou conscience serait-elle en mesure de lire et interpréter le monde si elle n’en possède pas le langage ? Comment décrypter le message si, des signes qui nous sont donnés, nous ne percevons que la forme et non le sens dont ils sont porteurs ? Une chance subsiste cependant. Contrairement aux hiéroglyphes qui, sans toute la science et la perspicacité d’un Champollion n’auraient jamais dévoilé leur contenu aux hommes modernes, les signes que nous envoie le monde n’ont guère besoin de nous pour délivrer leur message.

  

Biographie de Sébastien Junca

Autodidacte épris de philosophie, je suis l’auteur d’une dizaine d’ouvrages. Mon premier et dernier livre publié par un éditeur "classique", AU CŒUR DE LA CRISE (2014), paru chez Demopolis, a été préfacé par Gérard Mordillat. Réédité en 2020 en autoédition, il est librement accessible en ligne....

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre Message

Que lire après : Les naufragés de Dieu

L'envers du monde

L’envers du monde

Entre toi et moi il n’y a rien et il n’y a personne. Il n’y a même pas cet "entre" qui sous-entend un quelconque espace vide qu’il faudrait combler. Nous ne sommes pas séparés les uns des autres si ce n’est par la conscience qui isole, différencie et (…)

PRATIQUER UNE RELIGION CONDUIT A LA PERDITION

PRATIQUER UNE RELIGION CONDUIT A LA PERDITION

Notre âme a du prix aux yeux de Dieu, aussi, il en convient alors de ne pas se laisser emporter par tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes. La Bible nous met en garde contre les fausses doctrines, les faux enseignements, les faux évangiles, (…)