Les frères - Extraits
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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En 2016 déjà, bien avant la crise du coronavirus, les Frères, association laïque aux origines maçonniques incertaines, s’occupent activement des SDF de Gignac, petite ville de Dordogne. Lucas, l’un de ces derniers, est assassiné. Les gendarmes enquêtent. La rumeur fait des ravages. « Tout le monde est suspect, tout le monde est coupable » se plaint Jérémie, notre narrateur, jeune homme généreux et trés complexé. Malgré les difficultés de la vie, les ragots, les suspicions qui s’installent, le chômage et les fins de mois délicates, les Frères très engagés persévèrent.
Quelques scènes réalistes, violentes ou sensuelles, pourront heurter la sensibilité des lecteurs
Gignac – Les Frères – 5 janvier 2016, 19 heures
— Lucas est mort !
Gigi est tout essoufflée. Elle est en retard comme d’habitude. Ils commençaient à râler. Les garçons avaient chargé seuls le Kangoo fait chauffer l’eau pour la soupe et le café. Ils avaient embarqué les bouteilles d’eau minérale, les kits alimentaires, les kits d’hygiène.
Le moteur tournait déjà. Ils allaient partir. Ce n’était pas très régulier : ils n’étaient que trois. Sécurité oblige : pour les maraudes il faudrait être quatre au moins.
Bernard allait enguirlander leur coéquipière du soir, l’enguirlander un peu, mais pas trop, surtout en présence de Martin.
Martin a le béguin pour elle, mais elle ne marche pas. C’est une bonne fille, un rien foutraque sur les bords. Elle aussi a connu la misère et les pavés. Bernard l’irascible est chômeur. Il est sérieux, il espère, cherche du travail et ne trouve rien.
Ce soir, dans la lueur des phares, ils l’avaient aperçue : elle était en larmes !
— Il est mort, ce pauvre bougre ? De quoi ? Cirrhose ? Sida ?
— Ils l’ont tué !
— Oh ! Non ! Pas possible ! Qui ?
— On ne sait pas !
Nouvelles problématiques quant à Jésus.
La visite d’un investisseur étasunien au dépôt du métro brussellois vire au cauchemar pour lui, à la plus grande joie des traminots.
Extraite du traminot-polar "Cartache !" paru chez bernardiennes (www.bernardiennes.be), la saynète se passe encore dans la brasserie préférée des bruxellois truculents, héros d’enquêtes déjantées.Ce texte est émaillé d’expressions typiques du dialecte (…)