Le Triangle d’or
Droits & réutilisation
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Protection des œuvres
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
Un peu avant que sonnât la demie de six heures, comme les ombres du soir devenaient plus épaisses, deux soldats atteignirent le petit carrefour, planté d’arbres, que forme, en face du musée Galliera, la rencontre de la rue de Chaillot et de la rue Pierre-Charron.
L’un portait la capote bleu horizon du fantassin ; l’autre, un Sénégalais, ces vêtements de laine beige, à large culotte et à veston cintré, dont on a habillé, depuis la guerre, les zouaves et les troupes d’Afrique. L’un n’avait plus qu’une jambe, la gauche ; l’autre, plus qu’un bras, le droit.
Ils firent le tour de l’esplanade, au centre de laquelle se dresse un joli groupe de Silènes, et s’arrêtèrent. Le fantassin jeta sa cigarette. Le Sénégalais la ramassa, en tira vivement quelques bouffées, la pressa, pour l’éteindre, entre le pouce et l’index et la mit dans sa poche.
Tout cela sans un mot.
Presque en même temps, de la rue Galliera, débouchèrent deux autres soldats, dont il eût été impossible de dire à quelle arme ils appartenaient, leur tenue militaire se composant des effets civils les plus disparates. Cependant, l’un arborait la chéchia du zouave ; l’autre, le képi de l’artilleur. Le premier marchait avec des béquilles, le second avec des cannes.
en cours de rédaction
Sur le revers d’une de ces collines décharnées qui bossuent les Landes, entre Dax et Mont−de−Marsan, s’élevait, sous le règne de Louis XIII, une de ces gentilhommières
Il y a quelques années, je me liai intimement avec un M. William Legrand. Il était d’une ancienne famille protestante, et jadis il avait été riche ; mais une série de malheurs l’avait réduit à la misère.
Pendant le rude hiver de 1860, l’Oise gela, de grandes neiges couvrirent les plaines de la basse Picardie ; et il en vint surtout une bourrasque du nord-est, qui ensevelit presque Beaumont, le jour de la Noël. La neige, s’étant mise à tomber dès le matin, (…)