Le Manoir des Ombres
Droits & réutilisation
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Protection des œuvres
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
Je me nomme Nathanÿel. Je ne sais qui je suis ni d’où je viens. Tout ce que je sais, c’est que je me suis réveillé, un jour de 1823, au sein du Manoir des Ombres. Habité par ce qui semble, à première vue, être des Humains à la durée de vie incroyablement longue, les Membres de la Famille Montferrand possèdent - tout comme moi - des capacités hors du commun.
Ceux-ci vivent en clan au sein de leur Manoir abandonné dans une des régions les plus reculées de France. Et je les côtoie depuis, cherchant à comprendre qui ils sont, et surtout, pourquoi ils m’ont accueilli parmi eux ? Ce qu’ils me veulent ? J’ai bien essayé de leur poser des questions. Mais ils ne souhaitent rien dire. Progressivement, j’ai réalisé que de nombreux Secrets, que des Mystères insondables entouraient leur existence. Et à partir des années 1890, j’ai tenté de mettre à jour leur histoire, et ainsi donner un sens à ma présence parmi eux. De la Renaissance aux Croisades, de l’Espagne Mauresque à la Seconde Guerre Mondiale, de l’Afrique Noire aux Etats-Unis, j’ai réuni un certain nombre de fragments de leur Biographie. Je vous la livre ici...
Arrivé devant le numéro 12, il vérifia une fois encore l’adresse indiquée sur la carte de visite. C’était bien ici. L’imposante grille en fer forgé donnait à la bâtisse un air solennel qui convenait tout à fait à la renommée du docteur Brewstein. Adam (…)
Ce matin-là, après un réveil tardif, je jetai un coup d’œil par la fenêtre de la cuisine, tout en préparant mon café. Le temps était maussade et de fines gouttelettes de pluie projetées par des rafales de vent s’accrochaient désespérément aux carreaux.
Il finit par la retrouver, non qu’elle ait répondu à ses appels mais parce qu’une silhouette diffuse se détachait par endroit de la brume. Il l’avait reconnu, plus par instinct que par mémoire. Elle portait une chemise blanche, sûrement celle qu’elle met (…)