Le Fils du Pays, la Fille du Roy et le Sang-mêlé

Ruisseau

📄 208 pages A4 🗓️ Publié le 21 janvier 2026
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Thème : Littérature Erotique

La quatrième de couverture

Les adolescents, Petit-Jean et Louis, dans le plaisir innocent qui les habitait maintenant au pied de la chute Montmorency au début de l’été 1665, ne connaissaient pas leurs destins, lesquels seraient moins glorieux, mais tout aussi dramatiques que celui de leur idole de vingt ans. Ils avaient en commun une affection pour l’eau. Petit-Jean aimait se rendre souvent dans les cascades de la rivière Petit-Pré ; il était fasciné par la puissance de l’eau actionnant le moulin seigneurial. Aussi, lorsque Louis lui fit découvrir la grande chute, il en fut émerveillé et quémandait souvent à ses parents la permission de faire le trajet en canot, comme aujourd’hui, ou à pied, pour venir s’y amuser avec son ami.


AVERTISSEMENT : des scènes ou des propos peuvent heurter la sensibilité des lecteurs

La première page

Petit-Jean et Louis batifolaient au pied de la grande chute Montmorency, ainsi
nommée en l’honneur d’un amiral français par Samuel de Champlain, lui-même père et fondateur de la Nouvelle-France. Ils avaient un plaisir fou à s’aventurer le plus près possible de la colonne d’eau de 83 mètres qui menaçait littéralement de les écraser. Ils faisaient fi de l’interdiction générale par rapport à l’eau supposément porteuse de maladies et de miasmes. Louis savait nager depuis longtemps et l’avait appris à son ami, un peu à l’insu des parents de celui-ci.
Attachés l’un à l’autre par la lanière du lance-pierre que chacun portait régulièrement à la ceinture, ils s’agrippaient au cas où l’un d’eux glisserait sur la roche poisseuse. Auparavant, ils avaient passé une bonne heure à lancer des cailloux vers le haut de la chute et maintenant ils recevaient sur la tête des trombes d’eau qui rappelaient la dureté de ces pierres.
Ils avaient fait des choses bien plus aventureuses l’année précédente. Comme s’ils avaient besoin d’avoir peur, ils avaient nagé sur la rivière en haut de la falaise, ainsi accrochés l’un à l’autre, et s’étaient laissés emporter par le courant vers la cataracte, le plus loin que la peur pouvait en supporter, avant de virer avec la dernière énergie vers l’une des rives pour se remettre en sécurité.
Louis s’était vanté de ses exploits à la maison pour impressionner, mais avait eu droit
à une remontrance paternelle virulente qui le rendait dorénavant un peu moins téméraire. Il avait maintenant quatorze ans et se sentait responsable de son ami Petit-Jean qui en avait douze et était plus petit de taille. Ils se connaissaient depuis toujours puisque leurs parents étaient des amis ; même que la mère de Louis était la marraine de baptême de Jean. C’était là le véritable nom de celui-ci, mais sa marraine l’appelait Petit-Jean et ça lui était resté. Pour tout dire, Louis l’avait d’abord appelé Ti-Jean lors d’une rencontre des deux familles. Cependant, sa mère, Marie-Olivier, une Algonquine qui avait été éduquée chez les religieuses Ursulines et chez Marie Rollet, avait corrigé ce langage en affirmant qu’il devait dire Petit- Jean ; ce qui avait bien fait rire tout le monde, mais qui n’empêcha pas le surnom de rester et d’être utilisé de manière familière et affectueuse. Marraine et filleul s’aimaient beaucoup. Cependant, Louis continuait à l’appeler Ti-Jean, même devant sa mère. Il était à l’âge des remises en question.

  

Biographie de Ruisseau

À travers son œuvre ou directement, l’auteur, qui se confond avec le narrateur, se dévoile à son amoureuse et épouse. Celle-ci accepte la publication des feuilletons à la condition que l’anonymat soit préservé. Lui et sa Source-muse vivent ensemble depuis de nombreuses années. Il s’intéresse à...

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