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Littérature Erotique

Le Carrousel d’Eros

Leo Carleroy (Auteur)
🎓Ambassadeur Edition999

Nombre de pages en A4 : 29

Livre publié le 29 novembre 2025

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Thème :
Littérature Erotique

La quatrième de couverture

Quand la volupté devient une science exacte.
Un narrateur désabusé, égaré dans le Paris des plaisirs, rencontre Lydia, une jeune mathématicienne aussi brillante qu’insatiable. Ensemble, ils franchissent les limites du corps et de la morale, jusqu’à pénétrer le sanctuaire ultime : Le Carrousel d’Éros, temple contemporain de la luxure et de la perdition.
Entre orgie, cynisme et quête du sens, Le Carrousel d’Éros déploie une fresque torride et métaphysique sur le désir, la beauté et la décadence de notre époque.


AVERTISSEMENT : des scènes ou des propos peuvent heurter la sensibilité des lecteurs

La première page

Lydia ! Il faut que je vous parle de ma ravissante accompagnatrice. Nous ne nous connaissons pas depuis très longtemps. Un rencart qui a bien tourné grâce à notre passion commune pour les mathématiques. Je m’attendais à prendre un verre avec une horrible boutonneuse affublée de verres de lunette épais comme des loupes, mal fringuée, mal foutue. Comme quoi certains préjugés ont la vie dure. J’ai même failli ne pas honorer le rendez-vous fixé Aux Deux Magots. Bien entendu, ç’eut été une tragique erreur tant la jeune femme me parut de prime abord séduisante à tous points de vue. Elle dégageait un sex appeal phénoménal. Tous les mâles de la brasserie ne purent s’interdire un soupir d’envie lorsqu’ils virent cette torride apparition se diriger vers la table où je l’attendais en pianotant fébrilement sur l’écran de mon smartphone devant un pernod. Il faisait très chaud, Lydia contribuant dangereusement au réchauffement climatique. Un peu effrontée, elle se présenta en précisant qu’elle aimait les maths, Beethoven et l’amour. Fatiguées de ses équations et de ses théorèmes, il lui fallait goûter aux joies éternelles du coït. Éprouvant une furieuse envie de s’envoyer en l’air, elle espérait qu’il en serait de même pour moi car elle ne souhaitait pas s’attarder sur les indispensables prémisses : faire connaissance, parler de la pluie et du beau temps, bla bla bla, pour faire monter la pression ? Elle aimait le sexe et n’avait pas froid aux yeux. La vie est courte. À quoi bon perdre des heures précieuses à se demander « Tu veux ou tu veux pas ? » à l’instar de Marcel Zanini. Elle désirait expérimenter d’emblée les figures les plus récréatives de l’exercice du joyeux mystère. Elle m’invita chez elle, rue de Seine, tout près d’ici. Je ne terminais pas mon pernod. Après avoir laissé tomber un billet de vingt euros sur la table, je m’inscrivis de bonne grâce dans son sillage délicieusement parfumé.

Le plus de Leo Carleroy

Q : Leo Carleroy, votre roman s’ouvre sur un avertissement : vous précisez qu’il ne s’agit pas d’autofiction. Craignez-vous d’être confondu avec votre narrateur ?
Leo Carleroy : Absolument. Nous vivons à une époque où l’imaginaire est suspect. L’auteur doit sans cesse jurer qu’il n’est pas son propre personnage. Or, la littérature n’est pas un journal intime : c’est un laboratoire. J’ai voulu un narrateur libre, cynique, parfois monstrueux — non pas pour le célébrer, mais pour le laisser parler sans filtre. C’est une expérience de sincérité littéraire, pas de confession.
Q : Votre livre est d’une franchise rare sur les rapports charnels. Est-ce une manière de défier la morale contemporaine ?
L.C. : Plutôt de la sonder. L’époque prêche la transparence, mais redoute la nudité. On expose tout, sauf la vérité du corps. En écrivant Le Carrousel d’Éros, j’ai voulu montrer que la morale n’est qu’un masque que l’on remet sitôt le plaisir passé. C’est une farce sublime et tragique.
Q : Le roman est érotique, mais aussi profondément intellectuel. L’un de vos personnages, Lydia, est mathématicienne. Pourquoi ce lien entre Éros et les mathématiques ?
L.C. : Parce que le désir obéit à des lois, comme la gravitation. Lydia croit pouvoir maîtriser le plaisir comme une équation, mais le résultat lui échappe. L’érotisme, c’est la géométrie de l’imprévisible. Et puis les mathématiques ont quelque chose de mystique : elles donnent forme à l’infini. C’est exactement ce que cherche le désir.
Q : Vous décrivez des scènes collectives d’une intensité extrême, mais sans jamais tomber dans la vulgarité. Comment avez-vous trouvé cet équilibre ?
L.C. : En me souvenant que la pornographie décrit, tandis que la littérature évoque. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le geste mais l’idée du geste. La phrase, comme une caméra lente, capte la vibration du moment, non l’anatomie du détail. J’écris comme un peintre baroque : la lumière compte plus que les corps.
Q : Le Carrousel d’Éros lui-même semble être un personnage à part entière. Qu’incarne ce lieu ?
L.C. : C’est une cathédrale du désir. Un espace clos où s’abolissent les hiérarchies, les genres, les morales. On y entre pour se perdre et, parfois, se retrouver. Dans ce lieu, les corps se fondent en une chorégraphie quasi religieuse. L’érotisme, dans son excès, retrouve le sacré.
Q : On sent dans votre texte une méditation sur la beauté et la fuite du temps. Vous citez Ronsard, Botticelli, Simonetta Vespucci... Est-ce un roman sur la mort déguisé en roman sur le sexe ?
L.C.. : Très juste. J’ai toujours pensé que la beauté était une manière de nier la mort, mais aussi de la rappeler. Chaque étreinte est un adieu, chaque orgasme un petit trépas. L’érotisme n’est qu’une façon élégante d’apprivoiser la finitude. C’est sans doute pour cela que mes personnages parlent tant d’art : la beauté est leur seule éternité.
Q : Le livre se termine sur la maternité. Après la débauche, la vie. Est-ce une rédemption ou une ironie ?
L.C. : Les deux. Les femmes de ce roman — Lydia, Delly, Aphrodite — finissent par donner la vie après avoir tout donné du plaisir. C’est leur victoire. Là où les hommes s’épuisent, elles se régénèrent. J’aime l’idée que la débauche puisse enfanter. La chair, même profanée, reste sacrée.
Q : Vous évoquez souvent la liberté d’expression. Craignez-vous la censure ?
L.C.. : Non, je la constate. La censure moderne est feutrée : elle ne brûle plus les livres, elle les ignore. Écrire Le Carrousel d’Éros, c’est refuser de baisser la voix. La littérature doit rester un espace de désobéissance. Quand tout devient policé, aseptisé, le roman doit redevenir dangereux.  

Biographie de Leo Carleroy

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