La Prairie au Père Mathieu

Claude Lemain (Auteur)

Publié le 3 juin 2017

 28 votes

Thème : Littérature Erotique

Avertissement : des scènes ou des propos peuvent heurter la sensibilité des lecteurs

 Le mot de Claude Lemain pour La Prairie au Père Mathieu

La Prairie au Père Mathieu

Paul brûle d’impatience et de désir. Sonia, naturiste et libertine, pour ne pas dire perverse, ne demande qu’à l’initier aux plaisirs charnels. Mais il faut compter avec le poids des mœurs de l’époque, la réprobation des parents et l’espionnage permanent du Père Mathieu qui les surveille avec de grosses jumelles.

Code ISBN : 978-2-9544610-5-2  

Quatrième de couverture :

J’ai l’air malin, moi, avec mon télégramme.
La fille est nue, toute nue en plein air dans le pré derrière la ferme, debout face au Père Mathieu. Elle m’aperçoit. Elle me sourit. Elle me fait un signe.
C’est une petite blonde, maigrichonne aux cheveux mi — longs, frisottés, très clairs, comme la toison de son pubis. Sa peau est blanche, presque blafarde, piquetée de taches de rousseur. Elle a les hanches étroites et les épaules grêles, deux seins tout menus, plats, avec des mamelons roses, saillants, pointus, très longs sur l’aréole rebondie.
Elle me fascine ! Je n’ose pas m’approcher. Je n’avais jamais vu d’aussi près une fille aussi nue. Une grande, en plus ! Parce que c’est une vieille ! Elle doit bien avoir vingt ans, peut-être davantage !
Elle n’est pas très jolie, non ! Mais elle m’excite, là, à poil devant le vieux ! Elle n’est pas jolie, mais tant pis, je l’admire. Je la regarde, la reluque, la contemple.

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    Messages

    • J’ai lu cette nouvelle.
      Serait il possible de corriger les fautes d’orthographe ??
      Cordialement
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    • Merci, Sophie, de votre intervention. J’ ai un problème effectivement avec les correcteurs d’ orthographe automatiques. Avant de mettre en ligne, j’ utilise Grammalecte pour une première correction, puis Antidote mais tout cela reste perfectible.
      Claude Lemain
      Répondre à ce message
    • Globalement, ce récit, qui semble avoir des accents autobiographiques mâtinés (ou non) de fantasmes, se lit sans déplaisir. C’est une agréable peinture bucolique d’un temps révolu où tentaient de coexister un certain puritanisme et l’aspiration de la jeunesse à s’affranchir de tous les carcans dans lesquels on voulait l’enfermer. Et dans ce contexte, l’éveil du jeune ado d’alors à la sexualité est plutôt savoureux : le contexte, le "qu’en dira-t-on", le côté très "campagne" où tout se sait très vite...
      En revanche, l’aspect érotique de votre livre ne m’a pas parlé du tout. Et ce n’est pas qu’une question de pratiques sexuelles. Je ne sais pas comment dire, mais j’ai trouvé cet érotisme un peu "old school", plus daté que dans "Petite musique d’été". Peut-être est-ce voulu, pour coller à une certaine époque ou à la représentation qu’on peut s’en faire (je n’ai pas connu Mai 68 donc...), mais du coup, pour moi, ça faisait un peu "érotisme de terroir". Très éloigné en tout cas de ce qui serait émoustillant aujourd’hui.
      Enfin, j’ai pu noter quelques coquilles de ponctuation (oubli de tiret de dialogue) ou de majuscule (que le Père Mathieu en ait une, OK, mais pas le père du narrateur !). Et puis, je ne suis pas sûr qu’à l’époque, on utilisait autant le terme "mater" qu’aujourd’hui (ce qui contraste avec une tonalité plus "vieille France" par endroits).
      Bien à vous.
      RC
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      • Merci de votre deuxième intervention. La prairie au Père Mathieu est une nouvelle écrite en 2007, quarante ans après la loi Neurwith sur la contraception. La libération sexuelle effective est celle des filles en 1967 avec la légalisation de la pilule, pour le plus grand bonheur des garçons jusque là, eux, assez peu maltraités. Ce qui m’intéresse le plus dans ces nouvelles, c’est la mise en perspective de l’évolution des mœurs en aussi peu de temps, à peine plus d’une génération ! Cette évolution est-elle aussi grande qu’il le paraît ? Oui et non ! Le fruit défendu avait à l’époque un petit goût acide qui n’avait rien de désagréable. Vous observerez que dans mes œuvrettes le curé est le plus indulgent des personnages et que les gendarmes affectent de regarder ailleurs. Le ton vieille baderne (pléonasme ?) du récit est volontairement accentué et un peu distancié, avec un petit poil d’ironie.
        Mais cette époque n’était pas uniformément rose bonbon. La violence y sévissait au quotidien. Vous remarquerez que dans la fête, tandis qu’Henriette et son amoureux flirtent sans retenue, juste à côté, une gamine échappe de peu à un viol collectif, et que personne n’intervient : comme de nos jours parfois dans le métro.
        Les récits BSM, échangisme, brèves rencontres, boites de nuit, gang-bang sont trop répandus. Il me fallait bien trouver mon créneau ! Vos observations ont toujours un caractère très judicieux. Merci encore.
        Cordialement.
        Claude Lemain Répondre à ce message
      • C’est un plaisir d’échanger ici. C’est effectivement l’étude de moeurs qui m’a le plus séduit ici et qui permet à votre récit de sortir du lot en le contextualisant dans une époque où le sexe était moins banalisé qu’aujourd’hui.
        Bien cordialement.
        RC Répondre à ce message
      • Pour conclure, le personnage du Père Mathieu est très inspiré d’une personne réelle : un vieil avare vicieux qui possédait une paire de jumelles dont l’ oculaire droit était brisé ! Il ne s’appelait pas Mathieu, et j’ ai soigneusement édulcoré son portrait. Le malheureux était abject et sa petite vie triste vide de tout avènement marquant.
        Sonia est née d’une anecdote, celle d’une exhibitionniste polonaise virée d’un camp de naturiste ! Je ne sais rien d’autre de cette très estimable personne. Vous savez en effet que dans ces camps, dans la réalité, on pratique la vertu dans la simplicité ; il ne faut pas confondre avec nudisme sauvage ou spontané et contemporain ! Le centre naturiste d’Agde (ou ailleurs) en est un dérivé moderne et coquin peu représentatif du mouvement à l’origine. Ne pas confondre non plus avec les élucubrations des nazis à propos de la bonne santé du volk (Wir sind hier, um unserem Volk zu helfen.)
        Paul ? Il est le personnage pivot indispensable à la construction du récit.
        Enfin, en filigrane,bien sûr, le vrai sujet : la libéralisation des mœurs souhaitée avant 68 et permise par la légalisation de la pilule en 67.
        J’ arrête là. Il est un peu présomptueux de commenter ses propres textes.
        Très cordialement.
        Claude Lemain Répondre à ce message
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