L’étrange échappée
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Antoine, enseignant épuisé par une vie sans relief, voit son univers basculer après la mort de son père. Confronté à la douleur du deuil, aux tensions familiales et à la quête de sens, il plonge dans une introspection profonde. Ce roman poignant explore avec finesse les questions de l’héritage, des traditions et des luttes intérieures face à la perte.
J’ai toujours entendu dire que les mères sont importantes pour la vie d’un enfant, et beaucoup ont laissé de côté l’importance d’un père.
C’est en ce moment-là, étendu sur mon lit en pleine saison sèche, que ces mots me revenaient en tête. Après une longue journée à dispenser des cours dans une école privée, l’épuisement pesait lourdement sur mes épaules. Enseigner n’est jamais facile, surtout quand on jongle entre plusieurs niveaux. Ce jour-là, comme tous les autres, j’avais enchaîné les leçons à l’école primaire, où chaque enseignant est responsable de multiples disciplines. En plus de ça, je devais aussi assurer les cours de français au secondaire. Franchement, c’était un défi constant.
Je venais à peine de terminer de préparer mes fiches pour le lendemain – beaucoup trop de fiches, d’ailleurs. Les enfants de ma classe avaient besoin d’une attention particulière, surtout ceux qui avaient des difficultés. Je réfléchissais encore à des solutions pour les aider quand j’ai fini par m’étendre, espérant que le sommeil viendrait me délivrer de cette fatigue accumulée.
Mais le sommeil se faisait attendre. Les heures passaient, et mes pensées tournaient en boucle. Il était déjà deux heures du matin, un jeudi... ce maudit jeudi. Je regardais enfin mon téléphone, que j’avais laissé en mode vibreur pour éviter d’être dérangé pendant la nuit. Plusieurs appels en absence s’affichaient sur l’écran. Je ne m’en inquiétais pas immédiatement. J’avais pris l’habitude de m’éloigner de mon téléphone pour m’épargner les distractions nocturnes.
Puis, un appel retentit.
Mon oncle. À peine ai-je décroché que sa voix grave et cassée me fit l’effet d’une gifle.
« Antoine, on a perdu ton père… Il est parti.
Je restai sans voix. Le téléphone glissa de mes doigts. Pendant un long moment, j’étais immobile, comme si mon corps avait cessé de fonctionner. Le monde autour de moi s’effaçait, mes pensées s’éparpillaient dans le néant. Rien n’avait de sens. Le silence qui régnait dans ma chambre s’étendait soudainement comme un abîme. Puis, sans prévenir, quelque chose se brisa en moi.
Je me redressai d’un coup, submergé par une douleur vive et sourde, et je criai, un cri que je n’avais jamais émis auparavant. Ce cri résonna dans les murs, au-delà des murs, comme si j’essayais de lui rendre hommage, de me faire entendre jusqu’à lui, là où il était parti.
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