Khaled est un militaire de formation venue à la politique telle quelle lui a été enseignée par l’école française. A son premier contact avec la réalité coloniale, il s’est confronté aux légionnaires de la féodalité coloniale, ceux de sa race, que l’impérialisme français dressa contre lui et à l’encontre de toute tentative d’émancipation des opprimés de la Colonie-Algérie.
Fuyant la ville turque de Bursa pour ses fréquents tremblements de terre et secousses telluriques la famille Abdelkader passe à Damas, capitale du pachalik du Sham, comprenant le Liban et la Palestine. Accompagnée par quelques 300 membres de la communauté d’Algériens, certains sont restés en Turquie entre Istanbul et l’Anatolie, la famille de l’Emir algérien a bien choisie. Damas comme adresse. C’est à cette époque des familles algériennes se sont retrouvés entre le Mont-Liban et le pays de Houran (Sud de l’actuelle Syrie) et le nord de la Galilée, où ils ont batis même des villages, tels qu’Ammuqua, Marus, Dayshum, Tulayl et Al-Husayniyya.
A Damas, Abdelkader et ses enfants touchaient une pension annuelle du gouvernement de l’Empereur Napoléon III de 100000 francs (327000 euros), qui sera réduite à l’événement de la 3e République à 80000 francs (593000 euros). Le montant de cette indémnité a été présenté sous forme de projet de loi financière dès le 1 novembre 1883, par le Ministère des affares étrangères et qui suscita un large débat contradictoire qu’avait soutenue le député Alcide Marie Treille (1844-1922) qui représentait le département de Constantine à la Chambre des Députés (actuelle Assemblée nationale).