Je rentrai à pas de loup dans l’obscurité de notre chambre. Toi, bien sûr tu étais là, mais immobile, figée. Ton beau visage glacé sur du papier du même nom, dans un cadre noir bordé d’or, sur la pauvre commode dont les tiroirs vomissaient slips et chaussettes depuis ton départ.
La souris aussi était là. Ses yeux ronds semblaient ne pas me voir, un bout de quelques larcins culinaires dont elle avait du profiter durant mon absence était prisonnier de ses petites pattes, elle en grignotait une partie de temps à autre mais semblait repue.
Derrière les carreaux de mes lunettes, mes yeux étaient déchirés par de fins zigzags rouges. Une larme toujours en équilibre dans un coin de chacun d’eux, prête à se suicider...
2 février 2006
L’histoire est épuisante et trés bien racontée. Par contre je ne comprend pas la signification de tout sa. Pourriez vous faire une explication détaillée de votre nouvelle ? Ou au moins une explication de la fin ?
Merci !
Denis D.