Contre l’Artificiel, c’est être contre les hommes usant du progrès dans le but de nous asservir.
Alors, luttons, quel qu’en soit le coût même si c’est au prix de la solitude.
À présent, que nous reste-t-il ? Il nous reste les mots.
Ils ont le pouvoir des branches du peuplier, seul résistant face à la tempête.
Rassemblons-nous et prenons le temps de créer notre liberté
"Il est l’heure d’y croire.
Il est l’heure de ressentir chaque chose, chaque souffle, chaque vent.
Lutter c’est vivre, ne pas laisser le moribond infiltrer nos corps et nos âmes.
Ne pas céder à l’inconscient, ceux qui cherchent à se servir de votre regard pour quelques sous.
Retrouvons les instants, retrouvons nos instants."
Parsemés sur la plaine, nul oracle ne l’avait prédit.
Les cendres s’éveillaient, tourbillonnaient et prenaient une forme reconnaissable.
Celle de l’homme, du jeune homme à qui, on avait enlevé la vie des années auparavant. Il se levait difficilement, ses os craquelaient à chaque effort de sa maigre carcasse.
Sous la statue du lion qui l’avait vu périr, il sanglotait amèrement sans se souvenir de ce qui l’avait mené au trépas.
Des bribes de mémoire lui revenaient, le renvoyaient à ses parents. Il perçevait les épaves de leurs visages qui s’en allaient dans les limbes de la nuit étoilée.
Dans le sombre de la ville, il fit quelques pas de ses chaussures boueuses. Il ne se rendait pas compte que tout s’éteignait, il avançait en titubant, ses pupilles toujours accrochées aux étoiles.