Ball-trap
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Prenons une échelle appuyée contre un mur.
La logique étant de grimper dessus, admettons un sujet de genre, âge, condition physique et objectif indéterminés. Pour l’instant, seule la qualité de l’échelle est en jeu et là, le spectre est large, disons de la corde à noeuds à l’ascenseur avec liftier.
Le cobaye monte une première fois à une hauteur et à une vitesse là aussi très variable et là accident, chute, bobo. Quelque soit le sujet, la remontée, si elle se fait, est beaucoup plus longue. Le facteur prépondérant n’est plus la qualité de l’échelle mais la motivation et la résistance du cobaye.
Dans la société aussi le spectre est très large, du RSA au parachute doré et sans oublier les petits malins qui scient les barreaux ou savonnent les planches.
Selon le Sporting Magazine, de 1793 à 1880, le ball-trap, ou trapshooting, utilisa des pigeons vivants, puis des oiseaux d’argile et enfin des plateaux d’argile. Mais finalement l’enjeu est le même quelque soit la cible, elle monte au ciel en sachant qu’elle va être réduite en miettes par le groupe de chasseurs du Club des Chapeaux hauts-de-forme de High Hats Club.
J’utilise cette métaphore pour découper Ball-trap en trois parties : l’oiseau vivant, l’oiseau d’argile et le plateau d’argile. Comme les cibles, mon personnage ne sort à découvert que contraint et forcé.
Le berger Fidelis s’endort près de son troupeau. Au milieu de la nuit il est réveillé par une charmante autant qu’inquiétante Stryge.
Planète Fidji – An 1000. Le soleil se levait lentement à l’horizon et annonçait un temps magnifique en ce deuxième jour d’automne. Ciruela ouvrit un à un les volets de sa petite chaumière dans laquelle elle vivait avec son grand-père.
"...et aboyer, et aboyer encore, comme ça, sans raison, simplement parce qu’on est content de son espèce toute entière, parce qu’on se trouve plus fort que le monde entier, et qu’on est content, content, content... Puis se rouler les uns sur les autres...