Ezerkan est parti en direction de Nimzar, la capitale du royaume de Volondar. Il a fait un long voyage en compagnie de Tirjô, le colporteur qui parcourt le pays avec sa carriole tirée par son ânesse Eliotine. Ils viennent de voir passer un bataillon de soldats de l’armée royale et Ezerkan a ressenti un choc en entrevoyant un instant le regard d’une soldate. Il aurait dû baisser le regard, mais il n’a pu s’y résoudre. Il s’interroge.
Akan et Ezerkan est un roman qui comprend plusieurs parties. Il est préférable de lire chaque partie dans l’ordre chronologique afin de mieux s’imprégner de l’univers et des caractères des personnages, de leur histoire personnelle. Toutefois, pour les lecteurs qui commenceraient directement par la partie 2, voici quelques éléments pour vous aider à entrer dans le récit :
Par une vilaine nuit d’hiver, dans le hameau des Trois Rochers, Maari est dans les douleurs de l’enfantement, mais l’enfant se présente mal. L’accoucheuse Abicaï a fini par accepter de venir en maugréant. Elle parvient non sans peine, à faire venir au monde un bébé chétif. C’est ainsi que commence la vie d’Ezerkan, l’enfant de la nuit, fils de Maari et du grand guerrier Olostreume, dans ce village éloigné de tout, aux confins du royaume de Volondar. Son destin n’est pas d’être le simple menuisier du village comme il le croyait. Faussement accusé, le jeune homme doit fuir la vindicte des villageois. Tout quitter. Partir sur une route incertaine en compagnie de Tirjô, le colporteur à la langue bien pendue. Alors qu’il atteint Nimzar, la capitale du royaume, son regard croise celui d’une soldate de l’armée royale…