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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Le talent est là. Là, dans cette bouteille qui me fait face. Tout à l’heure, il sera en moi. C’est une alchimie que je ne peux m’expliquer. Ce liquide se transforme en belles pensées. Lorsque j’en suis repu, je deviens magicien ; le matériel devient spirituel ; ma tête s’endort, mon cœur s’éveille, et un filet de rêves coule de mon âme.
J’écris la première ligne : « Le talent est là… » et tout le reste suit maintenant, traîné par cette phrase-locomotive. Un éclair traverse la nuit ; une oasis naît dans le désert…
Le talent est là. Là, dans cette bouteille qui me fait face. Tout à l’heure, il sera en moi. C’est une alchimie que je ne peux m’expliquer. Ce liquide se transforme en belles pensées. Lorsque j’en suis repu, je deviens magicien ; le matériel devient spirituel ; ma tête s’endort, mon cœur s’éveille, et un filet de rêves coule de mon âme.
J’écris la première ligne : « Le talent est là… » et tout le reste suit maintenant, traîné par cette phrase-locomotive. Un éclair traverse la nuit ; une oasis naît dans le désert. Je suis moi, entièrement moi. Moi libéré, moi sublimé. Il n’y a plus de barrières, plus d’obstacles. Le terrain est plat, ma plume court, véloce, elle caresse le papier en le faisant crisser de plaisir. Empli de cette jouissance, je deviens Dieu. Que m’importent à cette heure, factures et huissiers ! Je ne suis à présent que ce mot, cette phrase surgie du néant qui vient déflorer cette page, réceptacle de ma semence verbale.
Oui, je suis cela. Je n’existe que dans cet acte. Si je ne puis écrire, alors que vienne la mort ! Plutôt être mangé par les vers que de ne plus en créer.
L’écriture est ma maîtresse, et le whisky, mon maître. Pour connaître la première, je me suis vendu au second. Ô redoutable Princesse, à qui j’ai tout sacrifié. À toi seule, j’obéis.
*
Il me semble, en y réfléchissant bien, que tout est né de ma souffrance. Lorsque Christine m’a quitté, tout ne m’a plus semblé que vacuité et néant. J’ai éprouvé alors un besoin irréfragable de purger mon âme, et les vers ont dégouliné sur la feuille en un torrent que je n’ai pu, ni n’ai su maîtriser. Hémorragie de l’âme ? Peut-être.
J’ai pris goût à cette thérapie et, la poésie ne me satisfaisant plus, contes, nouvelles et récits sont venus prendre le relais.
Mon premier roman terminé, j’ai cherché un éditeur. Je ne pouvais garder cela pour moi ; je voulais partager. Ce fut très long et nombreuses furent les réponses du genre :
« Votre ouvrage, bien que présentant d’indéniables et réelles qualités, ne s’inscrit pas, hélas, dans le cadre de nos collections. »
Manière élégante et ô combien diplomate de me dire : « Désolé, ça ne nous intéresse pas ! » Il ne fut jamais publié, il dort dans le tiroir droit de mon bureau pour l’éternité. Requiescat in pace ! Triste fin pour un ouvrage où j’avais mis tout mon cœur.
Ce roman est : Un hymne à Colette Piat, cette ancienne avocate et écrivaine qui avait défendu la justice du coeur et non la justice de la condamnation. Un hymne à tous les êtres qui ont vécu des drames et qui ont choisi le chemin du pardon et de la paix (…)
Bonjour Yves, as-tu eu des difficultés à t’endormir comme tu le craignais ? Bonjour Prêtresse, oui un peu, j’ai longtemps cogité ! Ce fameux désir m’a turlupiné, j’admets que tu as raison, oui chaque geste que je fais est forcément sur un désir
Prenons une échelle appuyée contre un mur. La logique étant de grimper dessus, admettons un sujet de genre, âge, condition physique et objectif indéterminés. Pour l’instant, seule la qualité de l’échelle est en jeu et là, le spectre est large, (…)