Une chaise au soleil
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Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
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Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
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Elle ne savait pas qui, un jour, l’avait abandonnée dans ce galetas qui sentait la vieille poussière froide.
Parfois un rai de lumière arrivait de nulle part.
Elle ne savait pas plus quand, ni pourquoi, on l’avait un jour tirée de là, sans autre forme de procès.
Et maintenant elle gisait, toute bancale, lourde du poids de la neige.
Longtemps elle n’avait plus rien vu du monde qu’un voile blanc, jusqu’à ce que le soleil le fasse glisser de son épaule, tout doucement.
Elle fut aussitôt repérée par une charbonnière, puis par une nonnette qui chassa la première.
L’empoignade avait éveillé des échos légers dans l’air piquant.
Quand son bois fut sec, elle savoura les secondes, les minutes et les heures.
Elle se reconnut enfin pour qui elle était : des souvenirs lui revinrent de salons et de fêtes, de lampions et de tarentelles. Elle revit les parquets cirés, les boiseries et les plafonds hauts. On l’avançait vers ces dames que leurs souliers tracassaient, et elle recevait sans gémir ces voluptés de dentelles qu’on élargissait autour d’elle.
Les ardeurs de la fête résonnaient longtemps jusqu’à ce qu’arrive la prochaine.
Puis les temps tournèrent.
Romina, jeune danseuse de talent, ne rêve que de Danse. Sa rencontre avec un Maître de ballet va tracer sa destinée.
Lorsqu’on souhaite rencontrer une femme, on n’a jamais l’idée de celle qu’on va croiser sur son chemin ; encore moins de ce qui va se passer.
Voici un livre de Mémoires sur le Corps Franc de la Montagne noire (CFMN). Ce maquis est créé lors d’une importante réunion à Castres, le 21 avril 1944. Ce livre raconte essentiellement le combat du 23 août 1944, le plus violent de la région et le plus (…)
15 juillet 2022, par Albertine Herrero
Merci beaucoup pour ce joli texte aux mots si bien choisis. Je l’ai trouvé sensible et délicat et j’ai bien aimé être transportée du point de vue de la chaise. Je crois que j’y penserai maintenant chaque fois que je verrai les "encombrants", ces meubles que les gens déposent sur les trottoirs une fois par semaine dans mon quartier, au bon vouloir des passants, des voisins, des chineurs, ou des éboueurs... Merci.
^ 19 juillet 2022, par sylvie de Monte
Bonjour,
Merci pour vos remarques. Elles me vont droit au coeur.
J’aime les vieux objets ...les nettoyer, les cirer, leur faire reprendre forme...surtout ceux qui sont en bois, avec leurs nervures qui rappellent l’arbre d’où ils sont issus ... :-))
Cordialement.
de Monte Sylvie.