Un boucher revenu handicapé de la guerre a une haine féroce contre l’occupant allemand il assassine le militaire qui s’égare dans sa boucherie et les transforme en saucissons ! bonne aubaine en cette période de privation
Épuisé, le cycliste marmonne quelques jurons et emploie ses dernières forces pour atteindre le haut de la côte. Il lève son gros cul de la selle, pesant de tout son poids sur les pédales pour un dernier effort. Maintenant, la route qui va à la ville est moins pénible, un réconfort après ce parcours épuisant, pourtant pas bien long. Quatre ou cinq kilomètres le séparent du camion en panne ou avec ses compagnons il attend un mécanicien qui tarde à venir. Un contretemps bienvenu ,les militaires profitent de ce repos réconfortant. Ce vélo plutôt vieillot, il l’a réquisitionné, on peut dire volé, à un pauvre bougre, « à la guerre comme à la guerre ! » comme dit le vieux sergent. Cette mécanique demande beaucoup d’efforts pour cette escapade qui devient pénible, heureusement de ce côté le pays est calme dans ce coin peu dangereux. La chaleur est insupportable en ce début d’après-midi, surtout avec cet uniforme trop chaud pour la saison qui lui colle à la peau. La route devient plate, le coup de pédale plus léger. Sa gourmandise responsable de ses kilos en trop l’a poussée dans cette aventure pour améliorer l’ordinaire. La rue est déserte, les volets des maisons sont fermés en protection du soleil.
22 mars 2025, par pépette
Un bon scénario pour l’acteur Cantona