Depuis le lever du soleil, Tchoulaï se hâtait, suivi par son fidèle chien, POLO, à la traîne certes, mais de si peu. Á peine quelques petits mètres ! Habituellement, l’animal lambinait, au loin, en solo, omnubilé par la recherche hasardeuse d’odeurs inédites. Ce jour là, il était littéralement dopé par l’empressement inhabituel de son maître, malgré les crasses incessantes de l’affreux sentier caillouteux. Le vaillant labrador, lançait des regards d’une infaillible connivence vers le vieux guerrier que de spasmodiques hésitations faisaient se retourner à l’improviste. Tchoulaï poursuivait le chemin du retour, pourtant, sans le moindre faux pas.