J’ai voulu que ce livre soit moins une histoire qu’un miroir, moins une romance qu’une méditation.
Ici, le lecteur est convié à entrer dans les coulisses de l’émotion, il y trouvera les élans fous du cœur, mais aussi les résistances de l’esprit, les soliloques où l’on se perd à force de vouloir comprendre, et les silences où l’on dit davantage qu’avec mille mots. C’est une traversée des contradictions, de ces tensions intimes qui forgent notre humanité, aimer sans se perdre, raisonner sans s’éteindre, vibrer sans se dissoudre.
Sous les brumes abîmées d’Édimbourg, là où la ville semble retenir son souffle, où les pavés humides reflètent une lumière hésitante, deux cœurs se cherchent sous le voile énigmatique de quatre lettres. Leurs esprits, eux, divergent et se rejoignent en un ballet lent, fragile et complexe, oscillant entre la gravité d’un passé invisible et l’attraction irrésistible d’un présent incertain. Ce n’est pas une fulgurance : c’est un désordre mental, une dette émotionnelle que le temps leur impose de payer, silencieusement, sans escompte.
Au pied du solstice, un battement se distingue soudain dans la brume : un cœur qui s’emballe, une mémoire qui s’absorbe, des pressentiments qui s’exaltent et se consument dans l’éclat fragile de l’instant. L’air semble se densifier autour d’eux, les odeurs de pluie et de pierre mouillée s’invitent dans leur intimité, et chaque souffle devient un pont ténu entre deux âmes suspendues. Puis, comme une éclipse cruelle, le monde claque sa porte : les silhouettes se séparent, et les deux âmes vacillent, non par fatalité, mais par la négligence subtile qui naît de la fragilité humaine.
Il existe des histoires qui ne s’écrivent pas pour apaiser, mais pour déranger doucement les
certitudes. Celle-ci appartient à ces récits qui ne se livrent pas dans la simplicité d’un « il s’aimaient », mais dans le vertige d’une question qui hante : qu’est-ce qu’aimer vraiment ? Est-ce plier son âme à celle d’autrui ou conserver l’irréductible mystère qui nous échappe toujours ? Est-ce se perdre dans la passion ou se sauver par la raison ? Ou bien les deux à la fois, dans cette danse fragile où la lumière et l’ombre, le doute et l’évidence, se frôlent sans jamais s’unir totalement ?
J’ai voulu que ce livre soit moins une histoire qu’un miroir, moins une romance qu’une méditation. Ici, le lecteur est convié à entrer dans les coulisses de l’émotion, il y trouvera les élans fous du cœur, mais aussi les résistances de l’esprit, les soliloques où l’on se perd à force de vouloir comprendre, et les silences où l’on dit davantage qu’avec mille mots. C’est une traversée des contradictions, de ces tensions intimes qui forgent notre humanité, aimer sans se perdre, raisonner sans s’éteindre, vibrer sans se dissoudre.
Si la littérature romantique se nourrit de passions impossibles et de paysages intérieurs, ce récit s’inscrit pleinement dans cet héritage. La nature, les saisons, les symboles viennent ici traduire ce que les âmes n’osent parfois pas avouer. Mais au-delà de l’esthétique, une interrogation demeure, insistante, presque obsédante : l’amour nous éclaire-t-il, ou nous consume-t-il ? Ce livre ne répond pas ; il invite. Il propose au lecteur de marcher aux côtés de deux êtres que tout oppose et que pourtant tout rapproche, et d’accepter qu’au bout du chemin, l’incertitude soit peut-être la plus belle des vérités.
25 février, par Hiba
J’ai entendu qu un livre peut dicorticer nos âmes et nous plonger dans un cercle des émotions mais je l’ai vécu avec l esprit besmatique qui tisse les âmes avec sa plume magique .
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