« Les nouvelles de chez moi » est un recueil de récits et nouvelles inspirés de faits réels, ancrés dans le contexte de la République Démocratique du Congo. L’ouvrage explore une diversité de thèmes à travers des histoires parfois mystérieuses, romantiques ou tragiques, abordant le passage de l’amour à la déception et du bonheur au malheur.
À travers des récits marquants — tels que l’impact dramatique de la pandémie de COVID-19 et des rumeurs à Goma, le parcours d’un jeune auteur face aux épreuves de la vie et de la réussite, ou encore les tragédies provoquées par les violences armées à Watalinga (Beni), l’auteur dépeint la résilience, les souffrances, les espoirs et la réalité du peuple congolais.
Je l’ai connu à l’hôpital mais son histoire a commencé en Chine. Certes, il n’y était pas, mais il était le seul à avoir un regard autre à cette mortelle pandémie qui venait de coloniser notre pays en Mars 2020, cinq mois après son apparition à Hubei dans la ville de Wuhan. En République Démocratique du Congo plusieurs villes stratégiques ont été touchées : Kinshasa la capitale, Lubumbashi la seconde grande ville, Goma la ville touristique… Jamais le peuple congolais ne l’aurait cru. Le drame que subissaient les êtres à la peau rouge et aux yeux entrouverts, venait de toquer à leur porte. Un pays pauvre, n’ayant point de matériel nécessaire pour lutter contre cette pandémie. Un pays de misère dont les blessures causées par le virus Ebola ne s’étaient point encore cicatrisées.
Avant que la forte maladie n’atteigne le beau pays. Les ainés natifs aimaient répondre avec un sourire succinct lorsqu’on les parlait du virus : « le covid-19, c’est une affaire des chinois. Nous avons connu Ebola et Dieu nous préserve de Corona. » A leur grande surprise, la pandémie était là. Elle avait escaladé les montagnes de la Chine, traversé les mers et les océans. Elle avait parcouru les vallées en rien de quelques secondes et la voilà en République Démocratique du Congo.
Le président de la République fut contraint de faire certain choix. La fermeture des églises et des écoles ainsi que l’interdiction d’attroupement de plus de vingt personnes. Et d’autres décision fut prise au fil des heures et des jours pour essayer de contrôler la pandémie mondiale.
A l’heure de l’arrêt des cours. L’être que j’ai connu à l’hôpital étudié à l’université catholique la Sapientia, il préparait l’exposé qu’il s’apprêtait à présenter en plein midi. Cette journée promettait les meilleures jusqu’à ce qu’une autorité arrive dans leur salle en disant : « par ordre du recteur de l’Université Catholique la Sapientia, sortez dans les auditoires et partez chez vous. » toutes les universités du pays pire encore ceux qui sont sous l’emprise des prêtres, la dictature est à la une. Rien n’est à discuter ni à demander, la formation se base sur la foi, « Amen. » devrait être le slogan de tout le monde.