Les contes, ces récits merveilleux, racontent en réalité le pèlerinage de l’âme, ses mésaventures sur Terre et son retour dans le Royaume de lumière. Ils véhiculent une sagesse intemporelle qui invite l’être humain à s’arracher à sa torpeur, à s’éveiller pour partir en quête de ce qui ne périt jamais. Cette sagesse se cache dans les contes de toutes les religions. Les lecteurs doivent y déceler l’essence infiniment précieuse de cette Connaissance fabuleuse.
Cette voix du mystère s’adresse au plus secret, au plus intime de l’être humain et lui rappelle son origine céleste et son immense liberté en éveillant en lui la conscience des réalités supérieures.
Le conte est une « carte routière » secrète indiquant le chemin du Ciel, une clé pour ouvrir la porte de la chambre nuptiale pour la noce spirituelle entre l’âme et Dieu.
Ainsi le fil invisible qui relie tous les contes du monde est de nature céleste, transcendante, divine. Ils ne s’adressent pas qu’aux enfants. À l’origine, ces derniers n’avaient pas le droit de les entendre : le fait de les écouter à un âge déterminé constituait un passage initiatique.
Aujourd’hui, le conte permet de s’émerveiller de la magie (l’âme agit) de la vie dans la morosité quotidienne. Il recentre l’âme en lui faisant découvrir un monde merveilleux ou elle peut faire sa balade féerique. Il nettoie ses mémoires négatives pour laisser place a ses aspirations célestes.
L’accent provençal : l’accent du bonheur
Tu s’aimes la joie, tu récoltes les joyaux, les joyeuses eaux de la Fontaine de Vie.
Tu s’aimes le rire, tu récoltes la joie de vivre.
De ta bouche doivent jaillir les éclats du Rire Christal, le rire du saint Graal de la Coupe Sainte.
En Provence, la tristesse est interdite par la Justice-Justesse. Les ténébreux peuvent prendre la tangente, la diagonale du fou et aller « trister » ailleurs. L’accent pointu avec sa flèche guerrière ne doit pas venir enquiquiner l’accent chantant bienveillant.
On a l’accent que l’on mérite.
L’accent galéjeur n’aime pas les armes mais les fleurs. L’accent « tournesol » suit la course de son père Soleil et propage son parfum de joyeuse sainteté. L’accent Cupidon de joyeuseté, du joyeux été nous dit que Rire, Poésie et Spiritualité sont les 3 mamelles de la Provence.
La bonne humeur est la spiri-actualité de la vie quotidienne au pays de Cocagne.
Le peuple provençal fait sourire le bon Dieu ! Il en a bien besoin car il est triste de voir autant d’humains désobéir à sa loi d’Amour.
En Provence, on a compris que l’A.D.N. de la galejade fait fuir l’A.D.Haine. La divine poésie transforme l’A.D.Haine en A.D.Aime.
Même les insultes dans notre langue d’or sont des marques d’amitié car nous sommes complices dans l’autodérision et la moqueRIE.