Thème :
Autobiographie - Témoignage - Autofiction
La quatrième de couverture
Dans Le Temps Additionnel – Tome 1 : Avant le coup de sifflet final, Mel nous plonge dans un récit profondément humain, à la frontière entre autobiographie et roman initiatique.
À travers les pages, il retrace son parcours intérieur — entre rêves, épreuves, amour, foi et quête de sens — comme une partie de football où chaque minute compte, surtout celles qui ne sont pas prévues.
L’auteur raconte ses luttes silencieuses, ses remises en question, ses moments de solitude et ses rencontres décisives. Entre la voix du cœur et les exigences du destin, Mel apprend à faire la paix avec le passé, à se reconstruire, et à comprendre que rien n’arrive par hasard.
Mêlant réalisme, spiritualité et émotion, ce premier tome parle à tous ceux qui ont déjà douté, aimé, espéré, chuté, puis recommencé.
C’est une œuvre sincère, cinématographique et inspirante, où chaque mot respire la foi, l’endurance et la beauté des secondes chances.
Avant le coup de sifflet final, il reste toujours un temps pour changer le cours du match.
La première page
Le soleil d’Abidjan ne pardonnait jamais.
Chaque matin, il se levait avec une ardeur presque arrogante, frappant les tôles rouillées et réveillant le quartier de Treichville avant même le chant du coq.
Avenue 4, Rue 13, un nom banal sur la carte, mais pour moi, c’était le centre du monde. Là où tout a commencé.
Les cris des vendeuses de pain, le grésillement du gari sur les plaques, les enfants qui couraient derrière des ballons dégonflés — tout vibrait d’une énergie brute, africaine, indomptable.
Ce n’était pas un quartier riche, non. Mais il avait une âme.
Je me souviens de ma mère, toujours debout avant l’aube, balayant la
cour avec son balai de branches.
Elle fredonnait des versets du Coran, et je la regardais parfois en silence, fasciné par cette paix qu’elle semblait puiser d’Allah Lui-même.
Moi, à ce moment-là, je ne comprenais pas vraiment ce lien invisible
entre le ciel et la terre. Je voulais juste jouer.
— « Mel, viens déjeuner avant que tu partes encore courir avec ce ballon
! »
— « Maman, j’arrive, juste une dernière passe ! »
Et je m’enfuyais, pieds nus sur le sable chaud, le ballon sous le bras. La rue devenait un stade, les poteaux étaient des pierres, et le monde entier se résumait à un cri :
« Buuuuut ! »
Les après-midis, c’était la même scène. Nous étions une dizaine, torses nus, suant, riant, vivant. Quand je marquais un but, j’avais l’impression d’être Drogba.
Un jour, je m’étais tourné vers mon petit frère Mo et je lui avais dit :
— « Tu verras, petit, un jour on criera mon nom à la télé. »
Il avait ri :
— « Toi, Mel ? Mais tu n’as même pas de crampons ! »
— « Les crampons ne jouent pas, c’est le cœur qui marque. »
C’était naïf, mais c’était sincère. Le rêve vivait en moi.
Puis, le rêve s’est fêlé. Une blessure au genou gauche, stupide, banale, pendant un match de quartier. Une douleur brève, mais fatale.
Les semaines suivantes, j’ai boité. Les mois suivants, j’ai compris que je ne pourrais plus courir comme avant.
Un soir, assis sur le toit en tôle de la maison, je regardais les lumières du quartier et j’ai murmuré à Mo :
— « Tu crois que Dieu m’a puni ? »
Il a haussé les épaules :
— « Peut-être qu’Il veut que tu marques différemment. »
Cette phrase m’a marqué.
Je ne savais pas encore ce qu’elle signifiait, mais je sentais qu’elle resterait.
Il y a des histoires qu’on écrit pour rêver, et d’autres qu’on écrit pour survivre. Ce livre appartient à la seconde catégorie.
Ce n’est pas une fiction. C’est une réalité racontée avec le cœur, celle d’un jeune homme qui a appris que la vie ne se joue pas en 90 minutes.
Il y a des arrêts de jeu, des fautes, des blessures, mais aussi… des secondes miraculeuses où tout peut changer.
Le Temps Additionnel, c’est ce moment suspendu entre la chute et la délivrance.
C’est cette voix intérieure qui dit :
“Ne t’arrête pas. Allah n’a pas encore sifflé la fin.”
Dans ces pages, je n’ai pas cherché à être un héros.
J’ai voulu être vrai.
J’ai voulu raconter mes doutes, mes erreurs, mes rêves, et surtout, ma lente reconversion vers la lumière.
Chaque chapitre est un morceau de mon âme, une étape de ma route, un instant du match de ma vie.
Et si mes mots t’aident à te relever, alors ce livre aura marqué son but le plus précieux.
Ladji Moussa Ouattara, né le 12 décembre 2001 à Treichville, est actuellement étudiant en informatique. Passionné par le développement personnel et l’innovation technologique, il est également en quête de sciences islamiques pour approfondir sa compréhension du monde et de lui-même.
À travers...