Quand le monde moderne s’effondre, ce n’est pas sous les bombes.
C’est sous les lois.
Un descendant de roi renverse l’ordre établi et impose un retour brutal aux hiérarchies d’autrefois. Les titres renaissent. Les classes sociales deviennent héréditaires. Les mots modernes sont bannis. L’égalité est déclarée erreur historique. Internet disparaît. Les armées sont exécutées. L’humanité, privée de ce dont elle dépendait, meurt par millions.
Tom a vingt-trois ans.
Étudiant en médecine, il reçoit un titre. Puis un pouvoir. Puis une couronne.
Médecin devenu noble, noble devenu dirigeant, il tente de gouverner avec raison dans un monde qui ne comprend plus que la force. Autour de lui, les rois conspirent, les peuples se taisent, les armées marchent. L’ordre nouveau promet la stabilité, mais exige la soumission. Et chaque décision prise au nom du bien commun laisse une trace indélébile.
Jusqu’où peut-on aller pour protéger un pays ?
À partir de quand la justice devient-elle violence ?
Et que reste-t-il d’un homme quand il devient roi ?
Entre dystopie politique, tragédie humaine et apocalypse sociale, Le Poison de la Couronne raconte la naissance d’un monde terrifiant… et la chute intime d’un homme qui a cru pouvoir le sauver.
Un roman brutal, dérangeant, profondément humain.
Un livre qui ne se referme pas sans laisser de traces...
Le monde n’a pas chuté dans le fracas.
Il a glissé.
Il a glissé lentement, confortablement, comme un corps fatigué qui accepte enfin de s’allonger. Les villes brillaient encore. Les écrans fonctionnaient. Les gens travaillaient, riaient, scrollaient, s’indignaient, oubliaient. Personne ne pensait vivre la fin de quelque chose. On croyait vivre une transition de plus. Une crise parmi d’autres. Un cycle politique banal.
La modernité avait appris à l’humanité une chose essentielle : tout finit toujours par passer. Alors quand les rumeurs ont commencé, elles ont été traitées comme toutes les autres — avalées, digérées, recrachées sous forme de mèmes, de débats stériles, de commentaires rageurs sans lendemain.
Dans les hôpitaux, les universités, les ministères, les cafés bondés, personne ne parlait de fin du monde. On parlait d’algorithmes, de réformes, de notes, de fatigue, de lendemains incertains. L’apocalypse, dans l’imaginaire collectif, devait être spectaculaire. Des explosions. Des maladies. Des sirènes.
Pas un homme.
Pas un discours.
Pas un retour en arrière.