Thème :
Adolescents et Jeunes Adultes
La quatrième de couverture
Après le voyage de Victorio, Vic décide d’agrandir le champs de ses découvertes dans l’ancien cratère éteint et dans l’ile de son ami. Lok est toujours à ses côtés mais il fait de nouvelles rencontres et son objectif est d’étendre son influence grâce à ses capacités et son inventivité.
La première page
Après la disparition définitive de tous les hommes de cuir, les uns noyés et dévorés par les crocos, d’autres se précipitant dans un gouffre sans fond croyant y trouver de l’or, le dernier, leur chef, errait à taton dans le noir absolu à la recherche d’une issue impossible, Vic et Lok remontaient lentement vers la caverne, silencieux ils n’avaient pas besoin d’échanger, ils savaient ce que l’autre éprouvait : Le soulagement de ne plus vivre sous la menace des hommes de cuir mais aussi le découragement d’avoir perdu le travail de plusieurs mois. Le potager était dévasté, les précieuses graines peut être définitivement perdues, le système d’irrigation patiemment construit avec de longs bambous assemblés était maintenant inutilisable. Seuls les arbres fruitiers avaient été épargnés, sans doute parce que les pillards n’en connaissaient pas la valeur essentielle. Leur caverne était inhabitable, toute leur réserve de bois achevait de se consumer en dégageant une épaisse fumée et la suie devait recouvrir tous les murs. Retrouveraient-ils les quelques ustensiles qu’ils s’étaient fabriqués ainsi que leur précieuse marmite en aluminium et la plaque de fonte ?
Ils traversèrent le bosquet qui masquait l’entrée de la caverne, le feuillage le plus proche du brasier avait grillé et les arbres n’y survivraient sans doute pas. Un gémissement plaintif attira leur attention : Lakthor ! Ils l’avaient oublié. Leur chien qui avait quitté les hommes de cuir pour se mettre sous la protection de Vic, avait été égorgé par les anciens maîtres pour le punir de sa défection.
Lok avait réussi à recoudre la plaie avec une épine d’acacia et un fil tiré d’une liane. La bête avait bu abondamment pour apaiser la fièvre ; il ne pouvait pas se dresser sur ses pattes mais il savait inconsciemment que c’était auprès de ses jeunes maîtres qu’ils retrouverait la confiance et la vigueur.
Lok s’approcha, le caressa doucement, examina la plaie de la gorge, la renifla pour détecter une possible infection. En se relevant elle indiqua d’un signe que l’état du chien était satisfaisant. Elle rejoignit Vic qui s’était assis adossé au mur de la caverne. Après quelques instants de silence celui-ci demanda d’une voix où perçait le découragement : ’’Qu’est-ce qu’on fait’’ ? N’obtenant pas de réponse de sa compagne il se retourna vers elle, la jeune fille pleurait silencieusement sans que son visage n’exprime les sentiments qui la dévastaient. Vic bouleversé par cette douleur muette qui s’exhalait avec autant de pudeur sentit les larmes lui monter aux yeux. Il y avait si longtemps qu’il n’avait pas pleuré qu’il se sentait désemparé, incapable d’accompagner la tristesse de Lok mais il entoura les épaule de la jeune fille et l’attira vers lui.
Professeur d’éducation physique, licencié en philosophie, en logique, en lettres modernes, sportif de compétition niveau championnat de France en régate de planche à voile, en rameur indoor, en marche de grand fond (100 km, 24h, 48h, 72h, 6 jours). Ecrivain depuis 40 ans : scénarii de films...