Le Nain noir

Walter Scott (Auteur)

Publié le 27 juillet 2019

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Thème : Classique

 Le mot de Walter Scott pour Le Nain noir

Le Nain noir

C’était une belle matinée d’avril, quoique la neige fût tombée abondamment pendant la nuit ; aussi la terre était couverte d’un manteau éblouissant de blancheur, lorsque deux voyageurs à cheval arrivèrent à l’auberge de Wallace. Le premier était un homme grand et robuste, vêtu d’une redingote grise (Riding-coat : manteau de cavalier), avec une toile cirée sur son chapeau, un grand fouet garni en argent, des bottes et de gros éperons. Il montait une grande jument baie, au poil rude, mais en bon état, avec une selle de campagne et une bride militaire à double mors un peu rouillé. Celui qui l’accompagnait paraissait être son domestique ; il montait un poney gris (Petit bidet d’Écosse), portait un bonnet bleu, une grosse cravate autour du cou, et de longs bas bleus au lieu de bottes. Ses mains, sans gants, étaient noircies de goudron, et il avait vis-à-vis de son compagnon un air de respect et de déférence, mais aucun de ces égards affectés que prodiguent à leurs maîtres les valets des grands.

Quatrième de couverture :

C’était une belle matinée d’avril, quoique la neige fût tombée abondamment pendant la nuit ; aussi la terre était couverte d’un manteau éblouissant de blancheur, lorsque deux voyageurs à cheval arrivèrent à l’auberge de Wallace. Le premier était un homme grand et robuste, vêtu d’une redingote grise (Riding-coat : manteau de cavalier), avec une toile cirée sur son chapeau, un grand fouet garni en argent, des bottes et de gros éperons. Il montait une grande jument baie, au poil rude, mais en bon état, avec une selle de campagne et une bride militaire à double mors un peu rouillé. Celui qui l’accompagnait paraissait être son domestique ; il montait un poney gris (Petit bidet d’Écosse), portait un bonnet bleu, une grosse cravate autour du cou, et de longs bas bleus au lieu de bottes. Ses mains, sans gants, étaient noircies de goudron, et il avait vis-à-vis de son compagnon un air de respect et de déférence, mais aucun de ces égards affectés que prodiguent à leurs maîtres les valets des grands. Au contraire, les deux cavaliers entrèrent de front dans la cour, et la dernière phrase de leur entretien fut cette exclamation : – Dieu nous soit en aide ! si ce temps-là dure, que deviendront les agneaux ? Ces mots suffirent à mon hôte, qui s’avança pour prendre le cheval du principal voyageur, et le tint par la bride pendant que celui-ci descendait ; le garçon d’écurie rendit le même service à son compagnon ; et mon hôte, saluant l’étranger, lui demanda : – Eh bien ! quelles nouvelles des montagnes du sud ? (Par opposition aux montagnes du nord. C’est le nom qu’on donne aux montagnes des comtés de Rosburgh, de Selkirk, etc.)

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Découvrez Walter Scott :

L’Ecosse  est à l'honneur avec l'auteur francophone Walter Scott
" Poète, romancier et historien écossais (Édimbourg, 1771 — Abbotsford, Roxburgshire, 1832). Issu d’une famille de militaires et de propriétaires terriens, Walter Scott fait ses études de droit à l’université d’Édimbourg, de 1786 à 1792. Cependant, son imagination est éveillée, dès l’enfance, aux traditions... "
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