Nu.e, si je veux
De hauts bouquets de ronces protègent le naturisme normand. D’amples femmes attendent, sous un doux soleil, les experts avides d’émotions.
Sophie est la jeune serveuse de l’Albatros, un vieillot café-tabac en plein cœur de Paris. L’établissement ne fonctionne pas très bien et elle décide, par des stratagèmes ingénieux, de faire revenir et fidéliser les clients enfuis. Ses penchants pour l’exhibitionnisme la poussent à dévoiler subtilement ses charmes à la clientèle qui reviendra en nombre. La mosaïque de miroirs à la base d’un pilier, réfléchissant le rayon lumineux d’un projecteur sous ses jupes ou le placement judicieux de l’escalier descendant aux toilettes suffiront à attiser les instincts pervers des habitués du bar ou du restaurant du midi. Et comme en plus elle ne porte pas de culotte…
— S’il vous plaît, mademoiselle, la même chose.
— Tout de suite monsieur.
Sophie allait à droite et à gauche d’un pas nonchalant, pour servir les rares assoiffés qui occupaient à cette heure-ci les tables à l’ombre de la terrasse. Les affaires de la brasserie ne marchaient pas très bien depuis longtemps et ça n’avait guère changé depuis qu’elle était arrivée.
Cela faisait trois semaines qu’elle avait accepté ce job, ne trouvant rien d’autre de plus gratifiant, en attendant une chance meilleure. Mais comme elle devait subvenir à ses besoins, elle n’avait vraiment pas eu le choix et finalement ne se plaignait pas trop de son sort car ce petit emploi lui permettait de garder son autonomie financière et donc sa liberté sans être obligée de vivre aux crochets de ses parents. Trois semaines qu’elle servait des demis, des verres de blanc et des cafés, en traînant les pieds d’une table à l’autre, un plateau à la main, sélectionnant au passage sur la caisse enregistreuse les touches correspondant aux consommations que le patron lui avait préparées. Ses journées étaient interminables, et elle voyait arriver avec soulagement la fin de sa journée de travail quand le calme revenait doucement dans la salle avec la disparition des clients.
Elle venait juste d’avoir 19 ans ; son bac en poche mais sans possibilité de continuer des études, elle avait décidé de rentrer dans la vie active avec son maigre bagage et d’accepter n’importe quel boulot qui lui permettrait de vivre. Elle arrivait de province, bien sûr, et, après quelques petits stages sans perspective d’embauche, était "montée" à Paris puisque c’était là qu’était le travail, paraît-il. Elle était jeune, libre, n’avait pas de petit ami et était encore vierge bien qu’elle ait souvent flirté avec les garçons de sa classe, mais sans aller plus loin que des caresses très poussées et des baisers effrénés
De hauts bouquets de ronces protègent le naturisme normand. D’amples femmes attendent, sous un doux soleil, les experts avides d’émotions.
Après avoir été abandonné par John, Gareth arrivera-t-il à lui pardonner ? Leur amour est-il assez fort pour vaincre leur incertitude, leur peur, leur haine ? Après que son amant soit partie, Tom arrivera-t-il à retrouver Dan ? Les Amours contrariées de (…)
Quelle jeune femme que l’engrenage éducation, réussite scolaire et professionnelle a maintenue éloignée de la sexualité n’aurait pas envie de s’émanciper le moment venu ?