La lumière du jasmin
Droits & réutilisation
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Protection des œuvres
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
Toute reproduction ou diffusion hors du site Edition999.info sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.
Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur (CPI, art. L.111-1)...
Roman initiatique et social
Dans les ruelles brûlantes de Tunis, Zy Zy, jeune diplômé en littérature, traîne son désespoir entre précarité, rêves brisés et indignité sociale. Lorsqu’Yveline, femme mûre, cultivée et fortunée, entre dans sa vie, elle bouleverse ses repères et lui propose une échappatoire : l’amour, ou peut-être un pacte. Leur mariage, alliance inégale entre misère intellectuelle et puissance sociale, devient le point de bascule d’une existence saturée de frustration, de luxe, de culpabilité et d’ambiguïtés morales.
Mais la lumière promise du jasmin cache des ombres : celle d’une étudiante, Yara, incarne un amour plus pur, plus libre — mais interdit. Entre passion naissante et mensonges destructeurs, entre ascension dorée et trahisons tissées de jalousie, La Lumière du Jasmin déploie une fresque romanesque et sensible sur les désillusions d’une génération, le pouvoir corrupteur des privilèges, et la quête douloureuse de soi.
Ce roman intense, à la plume élégante et lucide, conjugue drame sentimental et critique sociale, dans un style nourri de littérature, d’images fortes et de tension émotionnelle.
Chapitre 1 : Les Pavés de la Dérision
La canicule de juillet, à Tunis, était une étreinte moite qui collait aux peaux, même à l’ombre des arcades usées de la Rue de la Médina . L’air vibrait d’un mélange d’odeurs épicées, de moteurs diesel et d’une poussière ocre qui semblait s’être incrustée dans l’âme même de la ville. Pour Zy Zy, c’était le parfum entêtant de son impuissance. À vingt-huit ans, avec un diplôme de Master en littérature française – mention très bien, s’il vous plaît – en poche, il passait ses journées à traîner, le corps lourd de paresse contrainte, l’esprit en ébullition silencieuse. Ses amis d’université, pour la plupart, avaient trouvé des postes, certains même, les plus chanceux, à l’étranger. Lui, il était resté, comme un meuble oublié dans un appartement vide, à regarder le soleil roussir les murs et le peu d’espoir qu’il lui restait.
Ses pas le menaient souvent vers le souk, non pas pour acheter, il n’en avait pas les moyens, mais pour s’imprégner de la vie, de cette effervescence trompeuse. Les clameurs des marchands, les rires des touristes, le brouhaha des conversations en arabe, en français, en dialectes tunisiens, formaient une cacophonie vivante qui, un instant, parvenait à étouffer le monologue amer de sa propre conscience. Il s’asseyait sur un banc de pierre, à l’écart, observant la danse des passants. Il était un spectateur de sa propre vie, un personnage secondaire dans le drame de sa misère. Ses vêtements, propres mais défraîchis, trahissaient son statut, l’absence de perspective qui pesait sur ses épaules comme le ciel brûlant. Il se sentait invisible, un fantôme parmi les vivants.
Debout, vigilants, parce que nous sommes dans l’insoutenable fébrilité de l’être à vouloir demeurer dans la crédulité... Vouloir croire à tout prix alors que le savoir est là, mais sait-on jamais ?
Alexandre Tavernier, 23 ans, accepte de prolonger l’œuvre de son grand-père afin d’en respecter le testament. Il devra faire face à la pénurie grandissante d’eau potable sur la planète.
Cette lettre écrite à l’humanité entière, comme un message d’alerte concernant le réchauffement climatique actuel et ses conséquences gravissimes sur la Terre et ses espèces humaines, animales et végétales à long terme.